Dans une requête adressée au wali de la wilaya de Béjaïa, l’association thafath du lotissement communal n° 2 d’El Kseur réitère ses doléances en matière de prise en charge des déficits en VRD de leur lotissement
Jouxtant les routes nationales n° 12 et 26, ce lotissement créé depuis bientôt trois décennies, composé de 152 lots occupés par 350 familles, n’a bénéficié d’aucun projet étatique hormis le branchement en gaz de ville qui n’a pu se faire que sur l’initiative et la contribution des habitants.
Dans la réclamation écrite, les rédacteurs rappellent au wali qu’une étude d’amélioration urbaine (déficit en VRD) est déposée par l’Assemblée populaire communale auprès des services compétents mais qu’elle est restée sans suite à ce jour.
Ces habitants n’ont cessé de réclamer la prise en charge de leur lotissement depuis belle lurette et d’ailleurs en avril 2003 déjà après avoir été saisis les services du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, ces derniers leur avaient répondus, par écrit et dont nous détenons une copie, pour les informer que la direction de l’urbanisme et de la construction de la wilaya de Béjaïa a été instruite pour prendre en charge le dossier et lui donner des suites dans les meilleurs délais en attendant que les services centraux du ministère en soient plus imprégnés pour prendre les mesures nécessaires.
Cette réponse a presque satisfait l’ensemble des habitants d’autant plus que le wali de l’époque leur a répondu, quelques semaines plus tard, favorablement à leur demande d’audience. » Les écrits sont là pour attester de notre patience d’un côté et confirmer les promesses non tenues des pouvoirs publics de l’autre » dira le président de l’association qui s’est déplacé à notre bureau.
Déprimé il rajoutera qu’il ne reste que la solution du recours à la rue sachant que leurs voisins des autres lotissements ont vu leurs doléances prises en charge par les pouvoirs publics après avoir fermé la route nationale à la circulation. L’argument avancé par notre interlocuteur tient en effet la route.
A en juger ; outre les habitants des lotissements 130 et 131 d’El Kseur qui ont fermé la RN 26 à la circulation pour voir les services compétents s’occuper du bitumage des routes par la suite, les villageois de la localité de Lota dans la commune de Souk El Tenine ont fermé la RN 9 à la circulation et quelques jours plus tard, le wali se déplacera pour les rencontrer et leur promettre la prise en charge de leurs doléances. Il en sera de même pour ceux d’Iryahen lesquels ont vu leur doléance satisfaite le lendemain par la pose de ralentisseurs sur la RN 9 à proximité de leur village comme c’est le cas actuellement avec les riverains de la route menant du complexe jute vers la RN 12 et la liste est longue.
Faut-il fermer la route pour se faire entendre par les autorités ? Ce serait vraiment dommage que les légalistes ne soient plus écoutés et que ce soit la force qui prenne le dessus.
A. Gana

