Le phénomène de l’exploitation illégale ou du vol du liège au niveau de la commune forestière de Mizrana, au nord de la wilaya de Tizi-Ouzou, prend de l’ampleur.
Des particuliers exploitent le liège de la forêt illégalement. C’est-à-dire sans aucune autorisation, sans guère se soucier des préjudices qu’ils portent à la nature. Le gain d’argent est leur seul souci. La situation est alarmante, dénoncent certaines personnes de la région, inquiètes pour l’avenir de leur environnement. Devant le chômage sans cesse galopant qui touche des franges entières de la population locale, certaines personnes récoltent le liège pour le vendre à des entreprises de transformation à des prix insignifiants. Par ailleurs, après l’avènement du terrorisme, les voleurs et les exploitants illégaux du liège ont trouvé le terrain facile pour toute exploitation de cette riche potentialité. On a constaté également que le taux de production du liége a diminué ces derniers mois à cause de ce phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur. A cet effet, la brigade de la conservation des forêts a recruté des employés qui veillent à freiner ces exploitants. Il y a lieu également de signaler que la forêt couvre plus de 70% de la superficie de la commune de Mizrana. Une bonne partie est constituée de chêne liège. Son liège est d’une qualité exceptionnelle. L’exploitation illégale du bois prend de l’ampleur aussi dans cette commune de la Kabylie maritime. La déforestation est inquiétante à plus d’un titre aussi. Par ailleurs, ce phénomène n’est pas propre à Mizrana. D’autres communes en souffrent aussi de ce phénomène à l’exemple de la forêt de Yakouren.
Mohammed amrous

