Le siège de l’APC de Aïn-Zaouïa a été fermé hier par les habitants des quartiers situés dans la partie haute du chef-lieu communal, faisant partie du périmètre urbain.
Cette action de protestation fait suite à un mouvement créé par les jeunes, lorsque ils avaient décidé au début de cette année, de s’organiser pour réclamer un meilleur cadre de vie dans les zones d’habitations, en retard de développement depuis la création de la commune, plus particulièrement sur toute l’étendue de la cité des frères Brahimi en passant par le quartier appelé communément Imouhechene pour atteindre, ensuite, les limites de la zone rurale, toutes manquant de viabilisation que ce soit dans la réfection du réseau AEP, l’aménagement ou le revêtement des routes. Ce constat a été établi il y’a maintenant plus de six ans, mais sans connaître une évolution, à l’exception de quelques retouches et interventions pour faire face à des situations d’urgence comme c’est le cas en période hivernale où l’on assistait à des inondations dans les quartiers non pris en charge en matière de drainage des eaux pluviales, dont l’absence de réseau a failli, plusieurs fois, créer de sinistres parmi les habitants du lotissement à cause des torrents d’eau, ne trouvant pas où se déverser, notamment ceux provenant des zones agricoles situées en amont de la ville de Ain Zaouïa. Ces retards ainsi que d’autres revendications ont été portées, encore une fois par les manifestants, venus hier en nombre pour bloquer tout accès au siège de l’APC et observer un sit-in devant l’institution. A l’entrée, les manifestants ont accroché des banderoles portant des slogans hostiles au maire et au chef de daïra de Draâ El Mizan, lesquels, selon les contestataires, n’ont pas tenu leurs promesses consignées dans les procès verbaux d’une réunion tenue lors du premier mouvement de protestation. En somme, cette fois-ci, un représentant des habitants des quartiers hauts de Aïn Zaouïa nous a signifié que » la contestation se poursuivra tant que les sources de blocages, dans le lancement des projets promis, ne sont pas identifiées « , ce qui suppose, en outre, la poursuite de la protestation dans les prochains jours, d’autant plus que le calendrier pour concrétiser certains travaux n’a pas été respecté selon les protestataires.
M. Haddadi

