Il a vendu plus de 3 000 CD – Houari Kaza, un jeune plein de talent

A l’âge de vingt-trois ans, Houari Kaza, a pu conquérir des centaines de jeunes. Son style sentimental fait parler de lui. Dans son village Tachentirt, berbérophone à cent pour cent, son répertoire chanté en arabe est bien adopté. D’ailleurs même dans les autres régions, il a beaucoup d’admirateurs notamment les fans de la chanson d’amour. Son premier CD est purement amoureux : Ma narqoud ma yadjini ennoum, je ne dors pas et le sommeil ne me vient pas, Aâtitak laman, je t’ai donné la confiance et surtout Andi mouchkel fi hyati, j’ai un problème dans ma vie » sont des thèmes qui font pleurer les jeunes. Il a commencé à gratter les fils de la guitare à la maison de jeunes Mansouri Arezki de Draâ El-Mizan. Il a été invité par la télévision algérienne et a fait un passage dans l’émission Alhan Ou Chabab. Nous l’avons rencontré à un mois de la sortie de son prochain album qu’il jouera en duo avec Midou Taliani, il nous a livré cet entretien.

La Dépêche de Kabylie: présentez-vous à nos lecteurs

Houari Kaza : Je suis un nouveau chanteur qui aspire à percer parmi mes semblables. Je vise notamment les jeunes.

Quel est votre premier album?

Le voilà. Au lieu de huit chansons, il n’en compte que cinq et c’est un album sans timbre. C’est ça qu’on appelle des éditeurs ? C’est de l’escroquerie pure et simple.

Ce sont toutes des chansons en arabe?

Eh bien, oui. Les jeunes écoutent le rai et tous les autres styles. Et pourquoi pas le mien? Je chante aussi en kabyle et en français. Depuis mon enfance, j’écoutais moi aussi tous les styles.

Combien de disques avez-vous déjà vendus ?

Trois mille depuis la sortie de l’album en 2010. Et je crois que c’est déjà un record pour un débutant.

Quels sont vos thèmes préférés?

Tayri, l’Amour avec un grand A. D’ailleurs, à cause d’une chanson, je suis traîné devant la justice. Mon procès est reporté pour le vingt septembre prochain. Un père m’a accusé d’avoir évoqué le nom de sa fille dans le CD.

D’autres projets en vue?

Tout d’abord, un autre CD qui sortira après le Ramadhan. C’est un CD de dix chansons en duo avec Midou Taliani. Il portera le nom de Aqbar Laâdhab. C’est toujours Tayri. Je le fais au péril de ma vie. J’ai aussi le projet d’une comédie musicale, toujours du même thème : Lakdhab yasken darou, en d’autres termes « le mensonge habite sa maison ». Et il y aura aussi un autre album de six chansons : deux en arabe, deux en français et deux en kabyle. J’envisage aussi d’éditer un recueil de poésie.

Ne ressentez-vous pas un complexe de chanter en arabe?

Aucun, c’est seulement un choix, mais cela ne diminue rien en mon amazighité puisque je suis natif de Tachentirt connue pour son engagement pour le combat amazigh.

Un dernier mot?

Je remercie mon public qui m’adore et qui me suit partout. Je lui promets d’autres surprises. Je vous remercie de m’avoir ouvert les colonnes de la Dépêche de Kabylie afin que tous les jeunes sachent que Kaza aime la vie et la chanson d’amour.

Amar Ouramdane