Seddouk Après le Ramadhan… L’aid – Les petits revenus à rude épreuve

A l’approche de l’Aïd qui coïncide cette année avec la rentrée scolaire, deux événements majeurs qui érodent les économies des familles, les parents déjà éprouvés par les dépenses faramineuses du mois de Ramadhan sont appelés à faire aussi de gros efforts pour habiller leurs bambins et leur acheter les fournitures scolaires nécessaires.

Les commerçants se frottent déjà les mains sachant que les familles sont presque obligées d’acheter de nouveaux habits pour leurs enfants, ce qui se fait automatiquement à chaque jour de l’Aïd et à chaque rentrée scolaire. Ils sont donc sûrs de vendre plus que d’habitude et certains trouvent un malin plaisir à élever les prix pour gagner gros. Beaucoup de parents à la petite bourse ne pouvant offrir des habits neufs à leurs progénitures, se rabattent alors sur les friperies. Mais ce qui est lamentable, c’est que même si l’offre en vêtements d’occasion est importante avec l’ouverture de plus en plus de friperies dans les villes et, à un degré moindre, dans les villages, certains gérants à l’approche de l’Aïd révisent les prix des produits à la hausse. En ville par exemple, si dans la journée les gens se ruent sur les produits alimentaires se souciant uniquement de garnir la table du ftour, le soir venu, les rues fourmillent de familles cherchant à habiller leurs enfants en faisant le tour des magasins d’habillement. «Les magasins du neuf et ceux de l’occasion sont du pareil au même du point de vue des prix. A l’approche d’un événement où les familles sont presque dans l’obligation d’acheter des vêtements pour leurs enfants (traditions obligent), les prix affichés par les commerçants sont nettement supérieurs par rapport à ceux qui sont affichés en temps normal. Mais il y a tout de même des commerçants honnêtes. Voilà pourquoi je fais du shopping en sillonnant les ruelles commerçantes dans l’espoir de trouver des vêtements qui plaisent aux enfants et ne coûtant pas cher», explique une mère devant acheter des habits pour ses 3 enfants. A Seddouk par exemple, le marché hebdomadaire qui se tient chaque samedi matin a connu une effervescence inhabituelle dans la rue qui pullule de commerces ambulants de vêtements neufs et d’occasion, en raison d’une demande qui va crescendo. Devant une pléthore de commerces ambulants dont certains, par manque de place sur les trottoirs, ont exposé à même la chaussée, la rue était fermée carrément à la circulation.

L. Beddar