Rien ne va plus dans le secteur de l’Education nationale. A quelques jours de la rentrée scolaire, les syndicats activant dans le secteur promettent d’ores et déjà une rentrée agitée et mouvementée
Après la menace des intendants de l’éducation, celle du conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest), et l’Union nationale des professeurs de l’éducation et de la formation (Unpef) de perturber la prochaine rentrée scolaire, c’est au tour des adjoints de l’éducation de monter au créneau.
«Devant le tâtonnement du ministère de l’Education nationale dans la prise en charge de leurs revendications», les adjoints de l’éducation ont brandi la menace, comme première action de contestation, de boycotter les tâches administratives, et cela, à compter de la prochaine rentrée scolaire prévue le 11 septembre prochain, selon l’Unpef.
«La commission nationale de coordination entre les adjoints de l’éducation, affiliée à l’Unpef a dénoncé vigoureusement le silence de la tutelle quant à la prise en charge des préoccupations des adjoints de l’éducation», lit-on dans le communiqué de l’Unpef rendu public hier. Il convient de souligner que le conseil national des adjoints de l’éducation nationale aura lieu au courant de la première semaine du mois de septembre prochain, pour réfléchir à la nature de mouvement de protestation à entreprendre, en vue de faire valoir leur plateforme de revendications.
A rappeler que les adjoints de l’éducation réclament «la révision de la classification du personnel des adjoints de l’éducation en la revoyant de la catégorie 7 à la 10 ainsi que le droit à la promotion au poste de conseiller à l’éducation, une réduction du volume horaire, actuellement de 36 heures par semaine, à 28 heures, l’ouverture de cycles de formation pour le recyclage». Les adjoints de l’éducation exigent également à la tutelle la création d’une prime d’encouragement vu les tâches difficiles accomplies par ces derniers.
L. O. Challal

