Un député à l’APN et un élu au sein de l’APW de Tizi Ouzou, viennent d’être écartés de leur parti, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).
Il s’agirait selon des indiscrétions qui circulaient hier, à Tizi Ouzou, du député Mahmoud Boudarene et de l’élu à l’APW Aoudj Mohand Akli. En outre, le bureau exécutif du Mouvement de la société pour la paix (MSP) de la commune de Draâ Ben Khedda a signifié sa démission au sein de cette formation.
La lettre de démission, adressée au président du bureau exécutif de wilaya, dont nous détenons une copie, a été signée par 7 membres.
“Monsieur le président, nous vous signifions par la présente notre démission collective du bureau exécutif communal de Draâ Ben Khedda, et ce pour des raisons internes concernant le mouvement au niveau de la commune de Draâ Ben Khedda», peut-on lire, en substance, dans la missive.
Une missive qui a été rédigée le 15 juillet dernier suite à une réunion tenue le jour même. Concernant le renvoi des deux cadres du RCD, aucune information n’a filtré sur les motifs qui ont contribué à la décision prise à l’encontre de ces deux derniers.
Nos sources se contentent de dire que la décision a été prise il y a déjà quelques jours, avant d’être signifiée au concernés avant-hier en fin de journée.
Les mêmes sources croient savoir que la décision va être examinée au sein du comité des sages du RCD qui statuera sur le cas. Quoi qu’il en soit, les décisions renseignent, on ne peut mieux, sur le malaise qui ronge ces deux formations, à la veille de la rentrée sociale et des prochaines élections locales qui s’approchent à grandes enjambées.
On ne sait pas s’il y a un quelconque rapport entre ces deux échéances et la démission collective du bureau exécutif communal de Draâ Ben Khedda au sein du MSP et l’expulsion des deux membres du RCD. Il est, cependant, établi que ce genre de rendez-vous ravive les appétits. Il est connu, en fait, que la vie politique en Kabylie, à l’instar d’ailleurs de l’ensemble du territoire national, ne s’anime, aussi bien au niveau interne des partis que sur le plan public, qu’à l’approche des élections. Combien la population a-t-elle souffert durant ces quelques dernières années sans pour autant faire sortir les partis politiques, d’une manière générale, de leur mutisme.
Il y a eu, en fait, comme une démission collective des partis, laissant la population livrée à elle-même. Une population qui sera sollicitée à l’occasion d’une échéance électorale. Mais, avant d’aller en campagne pour briguer un poste qui permet des acquis sociaux indéniables, les futurs députés, et autres élus, doivent d’abord « être sélectionnés » au sein de leurs propres partis. Et souvent, l’on assiste lors des périodes préélectorales à des « guerres » sans merci que se livrent ces derniers. À vrai dire, on entend parler des partis politiques qu’en de pareilles occasions relatives aux élections.
Cela dit, on ne peut pas s’aventurer à faire une telle lecture sur ce qui vient de se passer au sein du RCD et du MSP, mais toujours est-il que ces deux formations enregistrent un coup dur, d’autant plus qu’il s’agit de cadres, de l’une et de l’autre formation, qui ne composent plus en leur sein. Il est connu, en outre, que sur la scène politique locale, la commune de Draâ Ben Khedda constitue l’un des fiefs du parti d’Aboudjerra Soltani à Tizi Ouzou.
Qu’à cela ne tienne, la direction de ce parti aura fort à faire pour se restructurer dans la commune de l’ex-Mirabeau, sans ses membres influents que sont les 7 démissionnaires.
M. O. B.

