Comme il a été décidé en août dernier, suite à leurs actions menées au niveau de l’APC et du siège de la daïra de Draâ El Mizan, les premières démarches pour réaliser la salle de soins promise aux habitants d’Imazgharène sont en cours.
Le site où devrait être construite cette structure sanitaire, au niveau de l’ancienne école d’Imazgharène, a été retenu en dépit de l’opposition d’un citoyen réclamant la restitution de son terrain. « Les travaux de démolition tirent à leur fin. Il n’y a pas de retour en arrière. C’est un terrain ayant déjà servi à un projet depuis des années, je ne vois pas comment l’opposition ne survient qu’aujourd’hui », nous a confié une source proche de l’APC. « Cette salle est l’une de nos revendications essentielles, après celle de l’alimentation en eau potable. Sa réalisation n’est subordonnée à aucune condition », nous a expliqué un membre du comité de village. Pour son lancement, il faudrait attendre que toutes les autres dispositions soient prises, allant de la fiche technique en passant bien sûr par le choix de l’entreprise jusqu’au lancement du projet. En tout cas, une telle structure n’est qu’une autre commodité nécessaire pour les neuf mille habitants. « Aujourd’hui, même pour une injection ou un pansement, le déplacement jusqu’au chef-lieu est inévitable, et par ricochet, les frais de transport », nous fait savoir un autre citoyen. Dans cette commune, la couverture sanitaire est en de ça de la demande des citoyens, certes il existe un centre de santé mais il est toujours assailli par les patients. L’autre revendication de la population d’Imazgharène, et aussi de toute la commune de Frikat, est de trouver un moyen de mettre en service la maternité qui n’a jamais ouvert ses portes. « Toutes nos démarches n’ont pas abouti, on nous répondait, à chaque fois, qu’elle ne serait pas rentable. Or, les futures mamans sont contraintes d’être évacuées, pour la plupart, vers Draâ El Mizan et même vers Boghni.
Certaines optent pour des maternités privées », a préféré nous dire un membre du mouvement associatif ayant participé aux démarches entreprises pour l’ouverture de ce service.
Amar Ouramdane

