Les premiers importants orages enregistrés dans la soirée de mercredi dernier et l’après-midi de jeudi annoncent-ils la fin des feux en série qui ont ravagé la région durant le mois de juillet ?
Ce sont quelque 300 hectares entre terrains forestiers du parc national du Djurdjura (PND) et de terrains agricoles que ces incendies en série ont réduits en cendre et qui nécessitent d’être reboisés par les mêmes plants que ceux brûlés.
Au niveau du territoire relevant du parc national du Djurdjura, ce sont surtout le cèdre et le pin noir dont la majorité est centenaire que les feux ont détruit. Ces plants (forestiers) qui sont le pin d’Alep, chêne vert et cèdres sont disponibles auprès de l’entreprise régionale du Génie rural basée à El Hachimia dans la wilaya de Bouira relevant du secteur étatique, au même titre que la pépinière appartenant à la conservation des forêts basée à Ziama Mansouria dans la wilaya de Jijel.
Le pin noir et le cèdre sont aussi disponibles au niveau de la pépinière du PND aménagée sur les hauteurs d’Aghbalou. Concernant les oliviers, la DSA de la wilaya de Bouira dispose d’une pépinière au niveau de la ferme pilote d’Oughazi dans la commune de M’chedallah. Selon le calendrier agricole et forestier, la plantation d’arbres débute au mois d’octobre mais elle peut démarrer précocement si les mois d’août et septembre enregistrent un bon taux de pluviométrie, c’est ce qui semble être le cas avec ces premiers orages qui seront sans aucun doute suivis par d’autres dans les jours à venir.
Signalons que le mouvement associatif notamment les randonneurs de la daïra de M’chedallah et d’autres bénévoles amoureux de la nature commencent à lancer des appels dans ce sens à travers les réseaux sociaux. A partir du moment que les plants et les volontaires sont déjà disponibles, les services étatiques concernés et les APC n’ont qu’à préparer la logistique nécessaire, telles que des citernes tractées pour l’arrosage des plants qui seront mis en terre, des pelles et des pioches pour creuser les trous en zone accidentée. Concernant les terrains plats, les services des forêts disposent d’un engin tracté le « Tarière » pour creuser les trous. Cette logistique doit être prête à la fin de ce mois d’août pour déclencher l’opération de reboisement à l’avance pour profiter des cendres laissées par les feux qui vont servir de terreau avant qu’ils ne disparaissent.
A Saharidj, à part les randonneurs d’Iwakuren composés de plusieurs dizaines de jeunes qui ont déjà lancé un appel au reboisement, les associations locales se disant protectrices de l’environnement se voilent la face et ne semblent nullement concernées par ces catastrophes des feux en série dont la seule commune de Saharidj a comptabilisé pas moins de 17 départs d’incendie qui ont ravagé des terrains agricoles et forestiers en défigurant lamentablement son décor féerique qui attire des milliers d’estivants chaque année. Il est grand temps de commencer les préparatifs pour panser les blessures provoquées par ces feux en série.
Oulaid Soualah

