BÉJAÏA – La fréquentation des plages ne s’emballe pas – Ce n’est pas le grand rush

La destination Béjaïa, bien connue pour ses plages s’étalant sur 100 km de sable fin et qui attirait des millions d’estivants de toutes les wilayas du pays, est de plus en plus boudée.

Ces dernières années en plus la capitale des Hammadites. En effet, selon les statistiques établies par la Protection civile pour le mois de juin dernier, la fréquentation des plages qui était de 405 000 au mois de juin 2018 a baissé jusqu’à 188 000 pour le même mois de la présente année, soit une diminution de plus de la moitié par rapport à la même période de l’année 2018. Et la baisse continue si on se réfère à la circulation automobile qui reste fluide même le long des côtes très fréquentées comme Tichy, Aokas ou Souk El-Tennine.

Les raisons de cette défection ? Elles sont nombreuses, mais les plus criardes seraient d’abord la fermeture récurrente des routes nationales qui donnent accès aux plages. Il est en effet impensable pour un estivant qui vient, entre autres de Batna, de devoir attendre une demi-journée sous un soleil de plomb le bon vouloir des manifestants qui expriment par ce moyen leur colère contre les autorités. L’autre cause qui fait fuir les touristes serait selon beaucoup le manque de propreté dans les plages.

Et la faute est partagée entre les autorités concernées qui n’ont pas installé des bacs poubelles le long des plages et les estivants qui laissent leurs déchets au bord de l’eau au lieu de les mettre dans des sachets et de les jeter dans une décharge loin de la plage. Le troisième point négatif est sans conteste la cherté des produits : dans les villes côtières : la bouteille d’eau minérale est à pas moins de 100 DA, le moindre sandwich frite-omelette vous coûte les yeux de la tête et les prix des studios et des appartements équipés tournent autour de 8 à 15 000 dinars la nuitée.

Quant au prix des parkings, l’affaire de l’an dernier où il y a eu mort suite à une histoire de prix de parking est restée gravée dans beaucoup d’esprit, ce qui n’est pas de nature à attirer les touristes vers la Perle de l’Afrique du Nord.

B Mouhoub