Les travailleurs et employés de l’Université de la Formation Continue (UFC) de Bouira sont entrés en grève, avant-hier, pour exiger le départ de l’actuel directeur. Un directeur qui est, selon les protestataires, en poste depuis près de 17 années. «Le directeur fait preuve de manque de respect envers les travailleurs et se comporte d’une manière impolie. À plusieurs reprises, les gardiens nous ont signalé des agressions verbales avec un comportement indigne d’un responsable de son rang…
Nous exigeons son départ car cela ne peut plus durer», s’exclame un travailleur rencontré sur les lieux. Le directeur en question n’étant pas présent, nous n’avons pas pu prendre attache avec lui, mais les rares fonctionnaires qui ont accepté de nous parler sous couvert de l’anonymat sont unanimes à dénoncer «une attitude arrogante» du concerné.
Les étudiants de cette université se sont joints au mouvement de protestation en apportant leurs soutiens aux enseignants et fonctionnaires : «Nous voulons terminer notre cursus dans de bonnes conditions et c’est pour cela que nous adhérons à la démarche de nos professeurs», indiquent certains d’entre eux qui ont brandi des pancartes exigeant le départ du directeur.
Sur place, des banderoles et des pancartes étaient déployées sur lesquelles on pouvait lire «Dégage!», «UFC de Bouira n’est pas votre propriété privée», «Les travailleurs de l’UFC exigent le départ du directeur», «17 ans barakat». Les grévistes sont unanimes à déclarer que la grève se poursuivra jusqu’à satisfaction de leur revendication : «Nous entrons aujourd’hui dans une grève ouverte et nous ne reprendrons le travail que lorsque le directeur aura sauté de son poste… Nous n’en pouvons plus de subir cette pression morale en continu», indique un travailleur.
Hafidh Bessaoudi

