Les laborantins en sit-in, hier, à Alger

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En guise de protestation contre leur situation socioprofessionnelle, les laborantins ont tenu, hier, un sit-in devant la Maison de la presse, Tahar Djaout, à Alger. Venus de plusieurs wilayas, les laborantins ont porté haut et fort leurs doléances et exprimé leur ras-le-bol quant à la non-prise en charge de leurs revendications, depuis 2008. «Selon les textes de loi, les laborantins sont classés dans le corps pédagogique, mais en réalité ils ne bénéficient pas des mêmes droits professionnels que les éducateurs», a déploré un représentant des protestataires. Ces derniers ont dénoncé en effet, «la marginalisation» et «l’exclusion» exercées par le ministère de la tutelle à leur égard. «La prime de risque des ouvriers professionnels est de 25%, alors que la notre est de 10%», a martelé l’interlocuteur. Et d’ajouter : «Toutes les catégories du secteur de l’éducation ont bénéficié de la promotion sauf nous». Face à cet état de fait, les protestataires appellent le ministère de la tutelle à ouvrir les portes du dialogue avec eux afin de prendre en charge leurs revendications. «On ne demande pas la lune, mais on veut l’application des textes de loi, notamment le droit des travailleurs à la promotion, surtout pour ceux qui ont plusieurs années de service», ont-t-il plaidé. Ils mettent en avant également la nécessité d’augmenter leur prime de rendement de 30% à 40%. Les laborantins se sont montrés déterminés à continuer leur chemin de protestation, jusqu’à l’obtention de leurs revendications. «On a décidé de tenir un autre rassemblement le 17 décembre prochain devant le ministère de l’Éducation nationale», ont-ils fait savoir. Par ailleurs, ces derniers ont tenu à souligner qu’ils ne sont adhérés à aucune organisation syndicale, car selon eux, «elles n’ont jamais soulevé les doléances de cette catégorie aux autorités concernées».

Samira Saïdj

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