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BOUMERDÈS Le wali en visite à l’université

L'adéquation formation-emploi mise en relief

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«Nous sommes tenus d’œuvrer sans relâche pour assurer l’adéquation entre la formation et l’emploi.» C’est ce qu’a réitéré le wali de Boumerdès, Madani Fouatih, hier, au campus nord de l’université M’hamed Bougara, où se tenait la dixième édition du Salon des jeunes entrepreneurs. Pragmatique, ce commis de l’État montrera qu’il s’agit de concrétisation de connaissances scientifiques en produits innovants. «L’État demeure disponible à encourager et accompagner les frais émoulus de l’université qui se lance dans l’activité économique», tiendra-t-il à rappeler au gérant d’une petite entreprise de fabrication mécanique. Présents à cette exposition, les responsables d’organismes étatiques d’aide à la création de petites entités économiques ont donné les précisions suivantes : Le soutien financier dépassant trois milliards de DA a été déjà accordé, ces dernières années, par l’ANSEJ à pas moins de 1 600 jeunes promoteurs, celui de l’ordre de deux milliards de l’ANGEM pour 472 personnes ayant déposé des dossiers de création de micro-entreprises, alors qu’une autre somme d’un milliard de DA a été réservée par la CNAC à plus de 330 autres dossiers de postulants à la création de micro entreprises. Le directeur de la chambre de commerce et d’industrie du Sahel, M. Ahmed Khedraoui, ayant fait participer quatre gérants d’entreprises, parmi la trentaine d’exposants enregistrés, insistera, lui aussi, sur la nature du lien diplôme – emploi, qui garantit cette relation entre l’idée et le projet matérialisé. L’on ne doit plus se suffire de la formation en grand nombre de diplômés, mais aussi et surtout de l’insertion professionnelle de ceux-ci, qui est devenue un enjeu économique, social et politique de premier ordre. Le premier magistrat de la wilaya, qui insistait sur la continuité de la formation des jeunes entre les trois paliers de l’éducation et l’université, avait mené une série d’autres actions, hier matin. Dans les communes de Thénia et de Tidjelabine, il avait, en effet, baptisé deux bibliothèques, respectivement aux noms du moudjahid Boushaki Brahim et du chahid Djaidi Mohamed. Le premier personnage cité, devenu un illustre imam à Thénia de 1970 jusqu’à sa mort en 1997, avait fait don de ses livres aux responsables d’une ancienne bibliothèque communale.

Salim Haddou