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PRÉSIDENTIELLE - Au troisième jour de la campagne électorale

Les candidats multiplient les engagements

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Au troisième jour de la campagne électorale, les candidats à la présidentielle ont haussé un peu le ton des discours. Entre promesses politiques de Tebboune et économiques de Mihoubi, Benflis a appelé, hier, au dialogue. Depuis Béchar, Abdelmadjid Tebboune a promis la révision de l’actuelle Constitution et de la loi électorale, en vue de «codifier les revendications du hirak populaire». «Si je suis élu président de la République, je procéderai à la révision de la Constitution pour codifier les revendications du hirak populaire, éviter l’autocratie et outrepasser l’économie basée sur l’exclusion d’une partie au détriment d’une autre», a déclaré Tebboune lors d’un meeting tenu à la maison de la culture du chef-lieu de la wilaya.

Il promet également la révision de l’actuelle loi électorale, pour «donner la chance aux jeunes et lutter contre le phénomène de l’utilisation de l’argent pour influer sur le processus électoral». Et pour y parvenir, l’ancien Premier ministre a insisté sur la tenue de l’élection présidentielle, appelant à une «participation massive pour l’élection d’un président de la République légitime qui opèrera le changement et la réforme». Abdelmadjid Tebboun a mis, par ailleurs, l’accent sur la nécessité de «respecter les opinions de ceux qui s’opposent à l’élection Présidentielle».

Mais il a estimé que la non-tenue de cette échéance électorale «entraînera le pays dans une impasse (…) aux conséquences imprévisibles. Tout un chacun est tenu d’assumer ses responsabilités». Saluant le rôle de l’Armée nationale populaire (ANP) dans la protection du pays et des citoyens, il a appelé à sensibiliser les citoyens à l’importance de l’élection présidentielle du 12 décembre prochain et à l’exercice de leur droit de vote pour «sauver le pays». Le candidat du RND, Azeddine Mihoubi a, pour sa part, déclaré, depuis Médéa où il a animé un meeting, que «le peuple algérien attend l’élection pour sortir de la crise».

Et de souligner que «l’élection présidentielle constitue un moyen de sortie de crise (…) Et la crise politique et économique que vit actuellement le pays dicte aux Algériens d’être honnêtes envers eux-mêmes». Mihoubi a appuyé ses propos en affirmant que l’ère de la rente pétrolière était révolue, et que «la reconstruction de l’Algérie requiert de mettre fin à la bureaucratie et à la corruption». Depuis El-Oued, où il a animé un meeting populaire, Ali Benflis a appelé «les réticents à l’élection, à une parole commune et au dialogue, en vue de trouver une issue à la crise que traverse le pays». Dans ses propos, Ali Benflis a refusé d’être lié à l’ancien système qu’il avait «rejeté dès le deuxième mandat de l’ex-Président».

L’ancien chef du gouvernement affirme, par ailleurs, que l’Algérie «ne peut être édifiée par les injures, mais en étant à l’écoute des autres». Il dira avoir accepté de s’engager dans la vie politique, avec toutes les difficultés qui la caractérisent, tout «en restant ouvert aux idées de ceux qui ne me sont pas favorables, mais refuse, cependant, de recevoir des leçons de nationalisme». Concernant les deux autres candidats, Abdelkader Bengrina était, hier, dans la wilaya de Boumerdès où il a animé un meeting populaire à la maison de la culture de cette ville en milieu d’après-midi, alors qu’Abdelaziz Belaïd était attendu vers 15h, à Relizane.

M. A. T.