Journée de protestation et marches le 29 octobre

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La non-prise en charge des revendications du mouvement populaire et l’adoption de la loi sur les hydrocarbures ont attisé la colère des syndicats autonomes de différents secteurs de la Fonction publique, lesquels vont renouer avec la protestation. Ainsi, la Confédération des syndicats algériens (CSA) a décidé de ne plus attendre et de passer à l’action, en organisant une journée de protestation le 29 octobre prochain. Cette action sera appuyée par des marches au niveau des 48 wilayas à partir de 10 heures.

À noter que cette décision a été entérinée lors de la réunion de la CSA, laquelle regroupe en son sein treize syndicats de différents secteurs de la Fonction publique. Et dans un communiqué rendu public, elle réitère son soutien au mouvement populaire pacifique jusqu’à la prise en charge de toutes les revendications «légitimes» des citoyens.

La Confédération a, par ailleurs, tenu à rappeler le caractère pacifique de la contestation et appelle une nouvelle fois au «départ du Gouvernement illégitime de Noureddine Bedoui». Pour leur part, les treize syndicats des secteurs de la Fonction publique refusent l’exploitation des circonstances actuelles pour faire passer divers projets et prendre des décisions importantes, dont dépendra l’avenir des générations futures, qui portent atteinte à la souveraineté nationale, à l’image du projet de loi sur le travail et la retraite et la loi sur les hydrocarbures.

En outre, la Confédération des syndicats algériens rappelle le «danger du recours au gaz de schiste et ses retombées sur la santé et l’environnement des régions d’exploration». De même, elle dénonce «la répression des activistes et leur arrestation ainsi que les pressions et tentatives de musellement de la presse publique et privée». Certes, la CSA ne s’est pas prononcée sur la Présidentielle du 12 décembre prochain, mais elle n’a pas manqué de marquer sa «désapprobation des lois confectionnées ou celles en préparation par un gouvernement illégitime». Ces mêmes syndicats appellent à la libération des détenus d’opinion et des militants du mouvement populaire pacifique. Il convient de noter que la Confédération a réitéré son attachement à sa plate-forme de revendications socioprofessionnelles concernant «les dossiers des œuvres sociales, de la santé publique, du pouvoir d’achat, de la retraire et de la médecine du travail ainsi que celui des libertés syndicales».

L. O. CH

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