IGHRAM – Électrification rurale – L’attente s’allonge…

Indéniablement, l’électrification rurale à travers les localités de l’arrière-pays de la wilaya de Béjaïa enregistré un saut qualitatif appréciable. Néanmoins, des quartiers, des pâtés de maisons et des habitations éparses ne sont toujours pas raccordés au réseau électrique, dont plusieurs dizaines de foyers dans la commune de Ighram, a-t-on appris. «Des foyers ne disposant pas de l’énergie électriques existent aux quatre coins de notre circonscription. Près de la moitié de ces bâtisses sont des constructions récentes réalisées dans le cadre du programme de promotion de l’habitat rural, appuyé par le Fonds national du logement», a fait savoir Madjid Hamidouche, premier magistrat de la commune.

Les besoins exprimés ont trait aux branchements directs au réseau et à l’extension des lignes de transport dans certains quartiers excentrés et éloignés du réseau, a-t-on ajouté. Mais pour l’heure, aucun programme de rattrapage n’a été inscrit, au profit de la commune de Ighram. Quant aux villageois, dont l’attente dure depuis de longues années pour certains, ils se débrouillent comme ils peuvent pour disposer de cette commodité si indispensable. «Les pouvoirs publics nous ont abandonnés à notre sort.

Heureusement qu’il y a toujours un frangin ou un voisin généreux pour nous refiler l’énergie électrique. Nous avons usé et abusé de leur générosité», a témoigné un sexagénaire du village Taslent. «L’absence de branchements réglementaires a donné lieu à une anarchie incroyable. Des lignes sont improvisées à travers les champs, des câbles électriques acheminés sur les arbres et les terrasses des maisons. Le tout étant de se chauffer et faire fonctionner la télé, le frigo et les autres appareils électroménagers», a indiqué un villageois de Tighilt Makhlouf, non sans attirer l’attention sur les dangers de ces branchements de fortune.

Nacer M.