Des milliers de manifestants ont battu le pavé, hier, 36ème vendredi de colère contre le système en place, dans plusieurs villes de Boumerdès, telles Bordj Ménaïel, Laaziv et Dellys. La marche à Boumerdès ville s’est ébranlée à partir du la placette «Madaure» et les marcheurs ont sillonné les rues principales de l’ex-rocher noir, scandant des slogans hostiles aux tenants du pouvoir. Les manifestants ont brandi des banderoles et pancartes sur lesquelles on pouvait lire des slogans hostiles aux tenants du pouvoir en place et réclamant «Le gel de la loi des hydrocarbures»,
«La libération des détenus politiques et d’opinions emprisonnés à El Harrach» et «L’annulation du vote de 12 décembre prochain». «Makach Intikhabet maa Issabates», «Makach kanoun el mehrouket» (non à la loi sur les hydrocarbures) ; «Edouna gaa lelhabes, maranach wakfine»… pouvait-on également entendre et lire sur différentes pancartes et affiches brandies par les marcheurs. Le parvis du siège de la Cour de Boumerdès s’est transformé en un haut lieu de manifestation, où la foule, après avoir sillonné les artères de la ville, s’est rassemblée et réclamé, encore une fois, «la libération des détenus politiques», «le gel de la loi sur les hydrocarbures»… À Bordj Ménaïel et Naciria, les rues étaient également noires de monde, en ce 36ème vendredi de colère, réclamant le départ de tous les symboles du système en place.
Les marcheurs ont sillonné les rues, juste après la prière de vendredi, et scandé des slogans anti pouvoir et contre l’organisation de toute élection contesté par le peuple. À Naciria, les manifestants ont par ailleurs dénoncé «une justice aux ordres», notamment le lourd réquisitoire à l’encontre des détenus du hirak dont Bilal Bacha, un citoyen de la localité, militant associatif et politique.
Z Youcef

