La section provisoire du SNAPAP de l’université Abderrahmane Mira de Béjaïa a appelé, dans une déclaration rendue publique avant-hier, à un sit-in de protestation pour demain, mardi 8 janvier, devant le monument de la Pyramide, au campus d’Aboudaou.
Ce syndicat entend protester, à travers cette action, contre son «exclusion» du dialogue par l’administration de l’université et exiger par la même sa reconnaissance comme partenaire social, dont l’objectif assigné, clame-t-il, «est d’améliorer les conditions sociales et professionnelles des travailleurs». Les membres de la section provisoire du SNAPAP disent être victimes d’une campagne d’acharnement visant à étouffer leur activité syndicale.
«Cette campagne systématique, menée par l’administration, a pour but d’anéantir toute liberté et droit à l’exercice syndical à l’université de Béjaïa. L’administration n’hésite pas à user de l’intimidation, la retenue sur les primes de rendements injustifiée et même l’instrumentalisation du conseil de discipline avec des dossiers fallacieux dans l’unique objectif de faire plier les membres et adhérents connus pour leur honnêteté et qui ne rechignent en rien pour réclamer les droits des travailleurs à la dignité et au respect.
Les travailleurs honnêtes et consciencieux mais non-soumis sont les seuls à subir cette politique de la peur au quotidien, que ce soit par des questionnaires ou des remarques verbales», a dénoncé ce syndicat tout en évoquant le cas d’un ancien membre de la section syndicale des agents techniques et scientifiques (ATS) qui a été poussé, selon lui, à la démission de l’université. En plus du droit d’installer la section syndicale SNAPAP à l’université de Béjaïa et la réaffirmation du droit constitutionnel à l’activité syndicale, les initiateurs de ce sit-in de protestation revendiquent «de meilleures conditions de travail et l’égalité des chances entre les travailleurs».
Ils militent également, soulignent-ils, pour leur «droit au logement, à la promotion et au stage». Les ATS se sont, à maintes reprises, plaints de leur marginalisation par les pouvoirs publics dans la revalorisation salariale, l’octroi des primes et l’accès au logement, en favorisant, selon eux, le corps-enseignant et professoral.
Boualem S.

