Comme pour ressusciter la défunte fontaine dite la Transat, un bassin volumineux a été construit par l’APC, en lieu et place de l’ancienne source datant de l’ère coloniale.
Situé entre le siège de l’APC et celui de la future daïra, le réservoir d’un volume de plus de dix mètres cubes ne retient pas d’eau pour le moment. Et pour cause, non muni d’un robinet devant permettre son remplissage, il semble être là pour la décoration des lieux uniquement. Faute de moyens probablement, la mairie n’a toujours pas procédé à la pose de la faïence qui devait en tapisser les murs.
Le précieux liquide coule le long du trottoir et inonde l’asphalte sur plusieurs dizaines de mètres avant d’être absorbé par un caniveau au niveau du carrefour situé en contrebas alors qu’une autre partie coule le long de la rue Didouche Mourad. Qu’il fasse beau ou qu’il pleuve, les passants se rendant à la mairie ou à la station des fourgons d’Iferhounene, située plus haut, ne peuvent aller d’un trottoir à l’autre sans tremper leurs chaussures dans cette eau, heureusement propre. Le Ramadhan frappe à nos portes, alors que la saison estivale dont la demande en eau est très importante, ne tardera pas, elle également, à arriver.
Les amateurs d’eau de source aimeraient s’approvisionner en cet endroit dont le liquide ferrugineux est apprécié des habitants de la ville. Un robinet devant permettre le stockage de l’eau serait le bienvenu. La reconstruction du bassin a été accueillie avec satisfaction par les nostalgiques de la ville de leur enfance. Tout ce qui peut leur rappeler cette époque a été malheureusement détruit. Les anciennes bâtisses telle l’école, l’église, la mairie et même le marché couvert n’existent plus que dans des photos qu’on se partage sur les réseaux sociaux. Mais cela n’est pas suffisant pour les ressusciter.
A. O. T.

