L’unité de dépistage de la santé scolaire (UDS) du CEM Base 3 d’Akerrouche Oufella, dans la commune de M’Kira, réformée suite à l’affaissement survenu en 2014, a été transférée au lycée communal. «Nous avons opté pour le lycée communal car l’ancienne unité ne peut être réhabilitée. Pour le moment, tout le matériel est transféré au nouveau siège. Nous n’attendons que la décision d’affection de la direction de l’éducation», a-t-on appris de Hocine Bassaid, en sa qualité d’adjoint au maire.
Selon notre interlocuteur, l’idéal est que cette UDS soit à l’intérieur du lycée. «Actuellement, tous les élèves, aussi bien des écoles primaires, des collèges et du lycée, sont auscultés au niveau de la polyclinique où la structure ne répond pas à la forte demande. D’ailleurs, une fois libéré, le local occupé par cette unité de dépistage sera transformé en laboratoire d’analyses médicales. C’est la seule structure au niveau de la daïra qui ne dispose pas de ce service», ajoutera M. Bessaid.
Il faut signaler que la commune comporte sept écoles primaires, quatre collèges et un lycée. «Il faudra transporter tous les élèves par bus jusqu’à la polyclinique, alors que nous manquons de bus de ramassage scolaire. Ainsi, la tâche sera facile si on transportait seulement les élèves des établissements du primaire et ceux des collèges éloignés du lycée», estimera notre interlocuteur. À rappeler que plusieurs commissions se sont rendues sur les lieux pour trouver une solution à l’UDS d’Akerrouche Oufella, mais au bout de compte, elle a été carrément réformée. Cela fait plusieurs années que les responsables de l’APC avaient sollicité l’affectation des locaux au niveau du lycée. «La procédure a pris énormément de temps parce qu’il fallait aussi aménager les locaux affectés pour ce service de santé scolaire. Je crois que cette fois-ci c’est acquis», conclura l’adjoint au maire.
Il est utile de souligner l’importance de ces unités dans le dépistage des maladies en milieu scolaire. Les responsables de la direction de l’éducation et ceux du ministère ne lésinent pas sur les moyens pour mettre en place, dans chaque commune, une UDS afin de faciliter le travail des médecins, des dentistes et des psychologues scolaires dont ces unités ont besoin afin d’assurer le suivi médical des enfants scolarisés, tous paliers confondus.
Amar Ouramdane

