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ÉDUCATION - L’UNPEF s’apprête à renouer avec la protesta

Appel à une grève nationale le 26 février

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L’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation a décidé de renouer avec la protestation, en appelant à une grève nationale pour le 26 du mois courant, ponctuée par une marche à Alger.

Ainsi, après la fronde des enseignants du primaire, les adhérents de l’Unpef montent au créneau pour revendiquer la prise en charge de leurs doléances. Le syndicat a décidé de renouer avec la protestation suite à la réunion extraordinaire de son conseil national qui a eu lieu jeudi dernier, à Blida. «Afin de faire aboutir nos revendications, le conseil national a décidé d’organiser plusieurs actions de protestation, notamment une journée de grève ponctuée par un rassemblement devant le ministère de l’Éducation nationale et suivie d’une marche nationale le 26 février 2020», lit-on dans un communiqué rendu public par l’UNPEF, qui a menacé d’«aller vers la radicalisation» si ses revendications ne sont pas prises en charge. Cette entité syndicale a, par ailleurs, mis en garde contre «la sourde oreille exercée par la tutelle quant aux revendications de la communauté éducative», tout en affichant sa «volonté de continuer le chemin de la protestation jusqu’à satisfaction de ses revendications».

Ces dernières se rapportent à la mise en place d’un statut particulier pour le secteur de l’éducation, au droit à une retraite proportionnelle et sans condition d’âge, à la révision de la date d’entrée et de sortie des vacances d’été dans le Sud et à la réforme du système éducatif en faisant participer les experts du secteur. Ladite organisation syndicale exige, également, la révision des salaires et des primes des enseignants et de tous les travailleurs du secteur de l’éducation, l’amélioration des conditions sociales des corps communs, la relance du dossier de la médecine du travail dans les établissements scolaires et la révision des lois relatives à la protection sociale. Elle appelle aussi à la satisfaction des revendications des enseignants du primaire et à la révision de la loi 14/90 concernant l’exercice du droit syndical.
Samira Saïdj