«On a dit pour le départ des 3 B !»

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Pour le 12e vendredi de suite, ils étaient, hier encore, nombreux à sortir dans la rue à Béjaïa. Une forte mobilisation qui reflète la détermination de la population à faire aboutir ses revendications. Malgré le jeûne et la chaleur, la rue de la Liberté était noire de monde. Agitant des drapeaux ou brandissant des banderoles et des pancartes, sur lesquelles étaient reproduites les revendications de la rue, la procession humaine s’est ébranlée depuis le carrefour d’Aâmriw vers 13h30.

Marchant lentement, les manifestants ont scandé des slogans hostiles au pouvoir, tout en appelant au départ du système. «Système dégage», «Bensalah dégage», «Bedoui dégage», «Bouchareb dégage,» «Vous avez pillé le pays, bande de voleurs», «Le peuple ne veut pas de régime militaire», «Djazaïr Houra démocratia», scandaient les manifestants.

Vers 14 heures, des milliers de manifestants, venus des quatre coins de la wilaya, commençaient à affluer vers le centre ville pour prendre part à l’acte 12 de la mobilisation citoyenne contre le système. Par cette action, la population locale a tenu à réclamer le départ du système en place, tout en rejetant la présidentielle du 4 juillet prochain. «Nous leur disons partez et laissez nous en paix. Nous pouvons transcender nos divergences et aller vers une nouvelle Algérie sans eux.

Ils veulent des élections présidentielles sans le peuple. Le peuple de Béjaïa a dit aujourd’hui son mot : Ulac l’vote Ulac. Ils doivent savoir que nous continuerons à occuper la rue jusqu’à ce qu’ils partent tous», soutient Moussa. «Pas d’élections jusqu’au départ de la bande», «Non au régime militaire», «La démocratie c’est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple», «Pas d’élections avec vous», «Le peuple dit non à votre feuille de route», «Magistrats engagez-vous avec le Hirak», «Le peuple sait ce qu’il veut et ceux qu’il ne veut pas», «FLN : du panthéon de la gloire à la poubelle de l’histoire», «Ulac l’Vote Ulac», «Gaïd dégage», «Système dégage», «Vous avez ruiné l’Algérie, partez tous», «Le peuple s’est débarrassé de Fakhamatouhou, aujourd’hui il exige le départ de Hachiyatouhou», pouvait-on lire sur des banderoles et pancartes brandies par les manifestants.

Comme les onze vendredis précédents, la marche d’hier a eu lieu dans une ambiance bon enfant. Les manifestants ont donné une autre leçon de civisme au pouvoir qui reste jusqu’à maintenant sourd à leurs revendications. Après avoir sillonné les principales ruelles de la ville de Yemma Gouraya, ces derniers se sont dispersés dans le calme. Par ailleurs, une autre marche pacifique a été organisée, durant la même journée, dans les rues d’Akbou.

F. A. B.

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