Valoriser les produits du terroir

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Sous le patronage de M. le wali, la direction des services agricoles et la Chambre de l’agriculture de Béjaïa organisent, hier et aujourd’hui, à la Maison de la culture Taos Amrouche, la 26ème édition de la Journée nationale de vulgarisation agricole. 70 producteurs de produits du terroir participent à la manifestation, exposant des plants de diverses essences à mettre en terre, du miel, de l’huile d’olive, les olives confites de l’année, des huiles essentielles de différentes herbes aromatiques et médicinales, du savon traditionnel, entre autres produits locaux. 11 organismes de l’État dont les activités sont en rapport avec l’agriculture sont également de la partie, avec la présence de stands de la Conservation des Forêts, du PNG, la CRMA, la BADR, l’UCA, l’ITAF, l’ANGEM et la CNAC notamment. La manifestation, placée cette année sous le slogan « Un arbre pour chaque citoyen », soit 40 millions de plants à mettre en terre cette saison, est un espace d’information et de sensibilisation des producteurs sur l’importance de l’agriculture dans l’indépendance alimentaire, souligne M. Achat Lhachemi, chef de bureau de la vulgarisation à la DSA, qui ajoute que c’est aussi «l’occasion pour les fellahs de mettre en valeur leurs produits et de les écouler». Cette journée, qui symbolise le lancement de la campagne agricole 2019-2020, est également un espace de débat entre l’administration et les professionnels. Dans ce cadre précisément, le président de la Chambre de l’agriculture de la wilaya, M. Hamaï Mohamed, soulèvera quatre points essentiels pour améliorer le rendement agricole dans la wilaya. D’abord, il suggère la mise en place d’un plan directeur de la filière agricole dans la wilaya pour mettre fin à l’anarchie qui y règne. Les services techniques, l’APW, l’administration et les associations des producteurs doivent s’asseoir autour d’une table et discuter de la situation de l’agriculture dans la wilaya qui est de relief montagneux à 70 %. Il faudrait donc, dira-t-il, «développer l’oléiculture par le greffage des oléastres et encourager l’élevage de caprins». La deuxième chose dont il faudrait aussi s’occuper, c’est l’étude du foncier agricole qui est dans une situation catastrophique : «Le cadastre n’a pas encore fini son travail et les AEC et les AEI ont remis les actes de concession, mais ceux-ci ne sont pas suivi d’effet», déplore le responsable. L’environnement dans la wilaya est loin d’être reluisant. De nombreuses décharges sauvages longent carrément les routes et les parcelles agricoles. «La wilaya doit prendre des mesures adéquates pour arrêter ce désastre», a-t-il ajouté. Le 4ème point suggéré par le président de la Chambre de l’agriculture a trait aux sablières. «À Fenaïa, des puits ont atteint une profondeur de 15 mètres, touchant à la nappe phréatique et personne ne semble réagir alors qu’on a instauré un véritable parcours de combattant pour le fellah qui souhaite forer un puits pour arroser son jardin», conclura-t-il. B Mouhoub

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