Cinémathèque de Béjaïa Elle se tient depuis lundi dernier à l’initiative de l’association Cinéma et Mémoire – 5e édition du film documentaire

La 5e édition des rencontres du film documentaire a débuté avant hier lundi au niveau de la cinémathèque de Béjaïa, avec au programme, entre autres, des projections, des rencontres professionnelles, des débats et des leçons de cinéma. Ce grand évènement qui s’étalera sur trois jours, est organisé par l’association algérienne Cinéma et Mémoire en partenariat avec l’association française Kaïna Cinéma. Ces deux partenaires organisent depuis 2007 en Algérie un atelier de création documentaire intitulé Béjaïa Doc. Parallèlement à ces rencontres, une formation de deux jours, du 2 au 4 du mois courant, est programmée dans ce même endroit et destinée aux animateurs et animatrices de ciné-clubs. L’objectif des formations lancées chaque année par ces associations est, selon ses responsables, de «donner aux stagiaires, porteurs d’un projet documentaire personnel, la possibilité de maîtriser le langage cinématographique et les outils audiovisuels». Les formateurs, qui combinent la théorie et la pratique, alternent le travail collectif et individuel. Ils proposent aux apprenants qui viennent des différents coins du pays plusieurs modules pédagogiques de base. Parmi ces modules proposés, il y a «l’Analyse filmique et histoire du documentaire», «Ecriture et développement des sujets documentaires», «Tournage et Montage des films» ainsi qu’une «Initiation à l’outil vidéo (caméra et son)». Ces rencontres professionnelles seront animées, entre autres, par Geneviève Houssay, directrice de la salle de cinéma à Port du Bouc en France, Clara Leal Esteve de l’institut Panos de Paris, Pascal Cesar, chargé de cours au Master documentaire à l’université Aix en Provence à Merseille et N’amar Mohamed de la cinémathèque d’Alger. Seront aussi projetés durant cet évènement, les films, Les oiseaux d’arabies, de David Yon, Bir d’eau de Djamel Belloucif, Hystérisis de Tahar Kessi et Face au vent, partition buissonnières de la réalisatrice Anne Marie Faux.

Boualem Slimani