Le projet de loi organique relative au régime électoral a été adopté mercredi soir, à une large majorité à l’APN, en présence du Ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Daho Ould Kablia. Le vote de cette loi, importante dans le processus des reformes politiques initiées par le Président Bouteflika, a été marqué par l’annulation de l’article 93 indiquant que « lorsque le candidat est membre du gouvernement, il doit déposer sa démission trois (03) mois avant la date du scrutin », mais aussi de l’article 67 qui fait référence au nomadisme politique au sein des assemblées élues. Le projet adopté prévoit, ainsi, la prolongation du délai de convocation du corps électoral de deux à trois mois, l’augmentation du nombre d’élus aux APC , l’interdiction de l’utilisation des langues étrangères dans la campagne électorale, la réduction du nombre de signatures lors des élections présidentielles de 75. 000 à 60. 000, ainsi que l’interdiction de l’utilisation des lieux de culte, des institutions, des administrations et des établissements éducatifs et de formation pour la collecte des signatures. Les dispositions de la nouvelle loi prévoient la supervision de l’opération électorale par un juge, la création d’une commission nationale de surveillance des élections, composée exclusivement de magistrats désignés par le Président de la République. Commentant l’adoption de la nouvelle loi électorale, M. Daho Ould Kablia a estimé que ce texte est « un pas important dans le processus des réformes politiques profondes, décidées par le Président de la République, et un nouveau jalon pour renforcer le socle institutionnel de la République», et d’ajouter que la loi électorale adoptée par l’APN « est d’une grande importance, car c’est l’essentiel des réformes visant à approfondir l’exercice démocratique à travers la consécration de la transparence, des règles du choix libre et intègre du peuple ».
A. Z.

