Les habitants de la cité de Maâmar, à sept kilomètres du chef-lieu de la commune de Draâ El Mizan, ont fermé hier matin, la RN 25 reliant la région au chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou. De bon matin, les jeunes ont bloqué la chaussée avec des objets hétéroclites et ont contraint les usagers de cet axe routier à rebrousser chemin. Ces protestataires sont venus avec des revendications, lesquelles, disent-ils, datent depuis des décennies. A commencer par la résorption de l’habitat précaire. En effet, après avoir engagé des actions similaires l’an dernier, plus précisément en janvier, les autorités leurs avaient promis de démolir les habitation de fortunes, partie par partie, tout en construisant des logements sur le même site. « Les responsables nous avaient promis que les travaux allaient être lancés au courant du premier trimestre de l’année en cours. Et, pour ceux qui n’avaient pas où aller, ils allaient être recasés dans des logements sociaux à Draâ El Mizan. Mais comme vous voyez, rien n’a été fait », nous a expliqué un représentant du comité. En plus de cette revendication, nous avons appris que les habitants de la cité et des autres villages attendent toujours leur raccordement au réseau du gaz de ville. Mais, apparemment, bien que les choix des terrains pour les postes de détente soient déjà faits, rien n’est en vue pour le moment. Les habitants exigent aussi des autorités de l’eau potable. « L’eau que nous consommons a un mauvais goût. Maintenant que la région est alimentée à partir du barrage de Koudiet Acerdoune, nous voulons notre part », nous a signalé un autre habitant. Les jeunes, regroupés sur les lieux, ont évoqué au passage le téléphone fixe, la réfection du foyer pour jeunes et, bien sûr, la relance du projet de réalisation d’une aire de jeu, abandonné depuis le glissement de terrain en 2009. Il faut dire que nos contacts avec les responsables de l’APC pour en savoir plus sur ces faits ont été vains. En tout cas, à en croire les dires des uns et des autres, l’action de rue entamée va continuer si les autorités n’apportent pas de solutions claires à ces revendications.
Amar Ouramdane
