Aïn Zaouïa Production agricole – La culture maraîchère perd du terrain

Ces dernières années, la culture maraîchère perd du terrain dans la commune d’Aïn Zaouïa en dépit de son potentiel dans le domaine agricole dominé par la céréaliculture qui continue d’occuper le plus gros des terres fertiles s’étendant sur des centaines d’hectares. Les coûts onéreux d’exploitation sont derrière le manque d’engouement à se lancer dans la culture notamment des légumes de saison tels que les haricots verts, la courgette et la pomme de terre, qui commence à trouver sa place notamment dans la zone située à quelques centaines de mètres de la retenue colinéaire. En évoquant les besoins en eau pour irriguer les cultures notamment en été les maraîchers font face à des difficultés pour placer le dispositif d’irrigation, d’autant plus que celle-ci se fait par gravité par voie de canalisations ne répondant pas aux normes, du fait de leur vétusté. Ainsi, le seul moyen de s’en sortir pour les exploitants des surfaces irrigables de plus en plus en baisse, est de recourir au système de pompage dont les frais d’exploitation affectent leurs économies. Par ailleurs, le manque de main d’œuvre, la cherté des semences, l’éloignement des sources d’irrigation, même si certains particuliers n’hésitent pas à installer les moteurs de pompage près du oued El Hamam, notamment du côté des villages Mechmel, Bouhamou et un degré moindre Aïn Zaouïa village, sont aussi les causes qui ont contribué à la baisse de la production des cultures maraîchères. Donc, les marchés des fruits et légumes notamment ceux de Boghni et de Draâ El Mizan reçoivent de petites quantités de légumes produits localement et en même temps moins de maraîchers qui préfèrent la vente au détail de leur produit pour générer plus de gains. A signaler enfin que la culture du pastèque pourtant être exigeante en eau, mais plus rentable pour les exploitants agricoles n’a pas connu de fléchissement comme pour les cultures maraîchères, pourtant plus utiles pour les équilibres alimentaires .

M. Haddadi