En ce mois sacré de Ramadhan, l’augmentation des prix des produits alimentaires et la chaleur torride qui sévit sont les deux sujets dominants dans les discussions quotidiennes.
Néanmoins, la hausse de tarifs de certains matériaux de construction ne laissent pas indifférant non plus, notamment les entrepreneurs qui trouvent du mal à faire face aux multiples dépenses. Ce qui les contraint à arrêter les travaux momentanément durant ce mois. Une petite virée chez un revendeur de matériaux de construction nous a permis de constater cette réalité. Ainsi, le quintal de ciment industriel qui se vendait il y a deux mois de cela à 900 DA a atteint désormais les 1400 DA, soit une augmentation de 500 DA. Même constat pour les poutres, des grosses pièces horizontales fabriquées localement à base de métal et de béton et qui servent de support pour les dalles, le prix du mètre linéaire à atteint les 250 DA soit une augmentation de 40 DA. Idem pour les hourdis, le prix de l’unité est de 33 DA, soit une augmentation de 4DA, comparativement aux tarifs pratiqués en début de la saison estivale. Interrogé sur ce sujet, le gérant de ce commerce nous a fait savoir que «L’augmentation du prix de certains matériaux fabriqués à base de béton tels que, les hourdis, les poutres, les parpaings… est subordonnée à l’augmentation des tarifs du ciment industriel qui est la matière de base pour préparer le béton. Ce qui laisse à dire que l’augmentation des prix du ciment engendre directement la hausse des tarifs de ces autres matériaux de construction». Il est à signaler que ces hausses n’ont pas affecté les autres matériaux de construction comme les ronds-à-bétons, dont le quintal calibre 8, se vend toujours à 6000 DA, le calibre 12 à 5800 DA et enfin le calibre 14 à 6400 DA. Quand aux briques faites en argile, leurs tarifs chez les revendeurs du coin est resté le même à savoir 21 DA l’unité. Toutefois cela n’a pas empêché l’arrêt des travaux dans plusieurs chantiers de construction privés, d’autant plus que les conditions de travail sont très pénibles avec la vague de chaleur qui frappe de plein fouet la région de surcroit en plein mois de carème.
R. A.

