Les engagements de la tutelle n’ont pas pu mettre fin au mouvement de grève des postiers. Ces derniers restent déterminés à concrétiser toutes leurs revendications. Plus de 90% des agences de la poste restent toujours paralysées à travers le territoire national. Les postiers ne comptent pas lâcher prise jusqu’à l’obtention de leurs revendications. En effet, les engagements pris par le département de Benhamadi n’ont pas trouvé d’écho favorable chez les grévistes. Les travailleurs d’Algérie poste ont considéré les derniers engagements du ministère de la tutelle, comme une « insulte », car ils sont loin de répondre à leurs espérances. « Nous voulons des choses concrètes pas seulement des promesses », a indiqué Mourad un postier gréviste. De ce fait, les grévistes se sont montrés très attachés à leurs revendications qui se résument aux points suivants : le départ de leur directeur général d’Algérie poste, l’octroi avec effet rétroactif, depuis 2008, du bénéfice et le respect du plan de carrière. Les postiers réclament, également, la mise en place d’une commission d’enquête sur la gestion de l’entreprise. « L’AP se trouve dans une situation pourrie », nous a lancé un postier. Le secrétaire général du MPTIC, Mohamed Bait, a affirmé lundi devant la presse, que le ministère veillera à l’avancement vertical et horizontal des travailleurs dûment bénéficiaires, à l’enrichissement de la nouvelle nomenclature des postes de travail et au repositionnement des travailleurs sur les fonctions réellement exercées. S’agissant de l’octroi d’une prime de 30 000 DA, revendiquée par les travailleurs d’Algérie Poste, le secrétaire général du MPTIC a indiqué que c’est AP qui prendra en charge ce volet. De son côté le DG d’Algérie poste, Mohand Laïd Mahloul, a pointé du doigt les problèmes financiers dont souffre l’entreprise, qui a été déficitaire durant plusieurs années. Entre les promesses du ministère et la détermination des postiers à continuer leur grève, le citoyen reste le seul pénalisé. Une virée à certains bureaux de poste d’Alger a permis de constater le grand mécontentement des usagers du CCP, qui n’arrivent pas à retirer leur propre argent depuis 10 jours. « Une grève légale est un droit pour tous les travailleurs, mais il faut assurer le service minimum pour les clients », a lancé un usager.
Samira Saidj
