Sahardj est l’une des six communes relevant de la daïra de M’chedallah concernées par les élections municipales du 24 du mois en cours. Quatre formations politiques et une liste indépendante y sont en course. Parmi ces prétendants, on note la présence réelle et imposante de la liste représentant le parti de Hocine Aït Ahmed drivée par M. Habet Boubekeur, un jeune universitaire, âgé de 35 ans, marié et père d’un enfant. Originaire du village Nath Hamad, il est connu surtout par son implication dans le mouvement associatif dès son jeune âge, et il est actuellement président de l’association « Tiwizi » qui a été derrière toutes les actions qui ont contribué au désenclavement de ce village oublié du monde, blotti au pied du Djurdjura, durant ces dernières années de braise. On cite l’AEP, le mouvement des Chouhadas, l’habitat rural, le transport scolaire. Le travail de M. Habet ne s’est pas limité au sein de son village natal, mais il a englobé tout le territoire de la commune. Il est parmi les initiateurs qui ont contribué à la création de la coordination des associations des six villages de la commune de Saharidj, dont il est le président. C’est une première dans la région, voire dans toute la Kabylie où des associations, toutes tendances confondues, ont dépassé les considérations tribales pour travailler en collaboration et défendre les intérêts de toute la commune, et ce, en l’absence des représentants locaux. Parmi les acquis de cette coordination, on cite le nouveau siège de l’APC, un lycée et un centre de formation. Aujourd’hui, même si ce militant se présente aux élections locales sous la casquette d’un parti qui n’est autre que le FFS. Il compte continuer le travail qu’il a déjà entamé avec ses amis de la coordination. D’ailleurs c’est ce qu’on remarque en jetant un coup d’œil sur le programme de cette formation très réaliste, et qui prend en compte les spécificités de la commune (montagneuse), mais aussi de la durée du mandat. Parmi les points essentiels on trouve entre autres, le projet d’une décharge publique communale, entretien des établissements scolaires, garantir le transport scolaire, encourager le mouvement associatif, ouverture des pistes, projet du marché hebdomadaire, relancer le projet du complexe touristique à Tala-Rana, prendre en charge le projet de l’habitat rural et du PPDR déjà lancé. On espère que les habitants de cette commune montagneuse et déshéritée, choisiront les meilleurs représentants, aptes et compétents, car ces derniers auront beaucoup de pain sur la planche.
Farid A.
