Le président de la Commission nationale indépendante de surveillance de l’élection présidentielle (CNISEL), Fateh Boutbik, a dénoncé hier, lors d’une conférence de presse tenue à Alger, les incidents survenus dans la matinée, lors du meeting que devait animer Abdelmalek Sellal au profit du candidat Abdelaziz Bouteflika. « Nous dénonçons avec fermeté ce qui s’est passé ce matin, à Bejaïa. Nous sommes contre la violence d’où quelle vienne », a déclaré le premier responsable de la CNISEL, qui n’a pas omis d’évoquer les autres « dérapages » signalés dans d’autres villes, « comme Blida et Djelfa, où les permanences de deux autres candidats à la présidentielle ont fait l’objet de violence ». «La CNISEL, saisie ce matin par nos représentants dans la wilaya de Béjaïa, n’est pas restée les bras croisées, puisque nous avons dépêché immédiatement, sur place, un représentant afin de voir de plus prés ce qui s’est passée, avant de prendre les décisions qui s’imposent, selon la loi », ajoute Boutbik, qui n’a pas toutefois précisé la nature des sanctions qui seront prises, encore moins l’identité ou les commanditaires de ce qui s’est passée à Béjaïa. De son côté Belkacem Sahli, représentant du candidat Bouteflika à la CNISEL, présent à la conférence de presse, a qualifié de « préméditée » la violence contre le meeting de Sellal. « Ce sont des actes prémédités, puisque moi-même j’ai vécu cela lors de mon meeting, tout comme les autres représentants de notre candidat. Des jeunes ont été envoyés dans nos salles de meeting pour perturber leur bon déroulement », a-t-il dit en ajoutant : « Nous avons déjà signalé des agressions verbales contre notre candidat et ses représentants dans la ville de Marseille, Tébessa et Bordj Bou Arreridj. Je ne vise personne et je sais aussi que cette violence préméditée dépasse les autres candidats à cette élection », dit-il, non sans lancer un appel en direction des cinq autres candidats afin de « dénoncer ce qui s’est passée à Béjaïa, car ces actes, que je qualifierai de fascistes, sont à l’encontre des principes élémentaires de la démocratie », ajoute Sahli.
A. C.
