La rumeur faisant état de la contamination des oliviers par la grippe aviaire n’a pas du tout dissuadé les agriculteurs et autres propriétaires des oliveraies à entamer la cueillette des olives, voire même aucune considération n’a été prêtée à ce « radio trottoir ». Cependant, le retard accusé dans l’entame de cette activité n’est dû qu’au respect du calendrier agraire. Ce dernier, qui prend effet vers la première semaine du mois de décembre, recommande de ne plus toucher au fruit durant une période de sept jours qu’on appelle communément « Isemmaden ». Juste après l’expiration de ce délai qui a pris fin le lundi de la semaine écoulée, les citoyens de cette commune, hommes, femmes et enfants ont pris les chemins de leurs champs dans une ambiance de fête. Par ailleurs, les huileries ont de leur côté rouvert leurs portes pour renouer avec l’activité. Après avoir décrassé leurs machines, les propriétaires de ces industries ont levé les rideaux et commencent à recevoir les premières récoltes. A la Crête-rouge ou à Semmache, tous deux, villages relevant de cette municipalité, où près d’une dizaine de huileries y existent, nous avons remarqué devant certaines d’entre elles des charges entières d’olives qui attendent leur passage aux machines. Ailleurs, soit à M’chedallah ou Ighrem, dans la commune d’Ahnif, le même constat est établi. Des quantités considérables d’olives ont été exposées au niveau des plate-formes de ces établissements. Enfin, comparativement aux années précédentes, certains agriculteurs nous apprennent que les fortes chutes de neige enregistrées l’an dernier ont agi négativement sur les oliviers. Ces arbres, ajoutent-ils, qui nous ont habitués dans le passé par les quantités considérables de fruits qu’ils produisent sont loin de retrouver leur image d’antan, et la récolte de cette année, selon eux, est peu reluisante.
M. Smail
