32 communes touchées et 462 bêtes égorgées à Béjaïa

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Malgré toutes les dispositions prises par les autorités compétentes pour arrêter ou limiter sa propagation dans les cheptels d’élevage, comme l’interdiction de la tenue des marchés hebdomadaires à bestiaux et l’interdiction de circuler même dans des camions désinfectés ces bestiaux de commune en commune, la fièvre aphteuse, que tous les éleveurs redoutent, a tout de même fait des avancées inquiétantes puisque jusqu’à hier, déclarent les services vétérinaires sur les ondes de la radio locale, cette maladie a touché pas moins de 32 communes de la wilaya et contraint les éleveurs à égorger un total de 462 bêtes dont la plupart sont des bovins, c’est-à-dire des animaux à grande valeur marchande. Heureusement que cette maladie qui touche surtout la tête et les pieds des animaux ne rend pas la viande impropre à la consommation. À ce sujet, les services concernés du ministère de l’Agriculture ont, en effet, déclaré à travers les médias, que la chair des animaux atteints de fièvre aphteuse ne présente aucun danger pour la santé du consommateur. Mais malgré cela, la prudence, conseillent les services concernés, « doit être de mise » pour circonscrire la maladie. C’est ainsi qu’ils recommandent de voyager le moins possible, d’éviter de prendre du lait, du petit lait et les produits laitiers d’une manière générale dont on ignore l’origine. Comme c’est la période des  vacances et certains émigrés en repartant en France et en Europe, aiment bien prendre dans leurs bagages des produits du pays comme le beurre fondu, le fromage, la viande salée et séchée ou même du cachir qui pourrait être fabriqué à base de la chair des animaux atteints, les services vétérinaires de la wilaya de Béjaïa leur déconseillent formellement de s’encombrer, cette année, de ce genre de produits. De toutes les façons, insistent les inspecteurs vétérinaires, « tous ces produits seront saisis et détruits au premier contrôle de douane ».

B. Mouhoub

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