Les citoyens de Makouda sont privés d’eau depuis plusieurs jours pour cause de défaillance dans le système de distribution. Une rupture de conduite au niveau de Bouaid causée par l’oued en crue est à l’origine de ce problème. En fait, le problème ne date pas d’aujourd’hui. En effet, et d’après un citoyen de la région de Makouda, la rupture en eau potable dans la région est récurrente surtout en été où les citoyens sont lésés et assistent à des coupures d’eau qui les pénalisent pendant des jours, comme l’explique le même citoyen, mais aussi, ajoute-t-il, même en hiver, les coupures persistent. Makouda connaît d’ailleurs ce problème ces derniers jours où l’eau ne coule plus dans les robinets. Renseignement pris, des dommages sur la conduite de transport qui traverse l’Oued Sébaou au niveau de Bouaïd à Tizi-Ouzou pour alimenter la région du nord sont à l’origine de cette rupture. L’impétuosité des eaux de l’Oued en crue ces derniers jours suite aux fortes intempéries que connait la région est la cause de ces dommages. Depuis quelques années déjà la région vit à ce rythme de ruptures sans qu’aucune solution définitive ne soit apportée pour mettre un terme à un tel problème. Un problème récurrent qui plus est enregistré à chaque hiver, d’autant plus que les réparations opérées sont précaires, donc ne durent que le temps d’une accalmie atmosphérique. Le même citoyen de Makouda explique d’ailleurs que cette saison, le problème a touché la région au moins trois (03) fois. La population ne sait d’ailleurs plus à quel saint se vouer pour régler le problème. Par ailleurs, contacté par nos soins, le directeur du secteur de l’hydraulique local, M. Rachid Hameg, confirme le problème. Il souligne à cet effet que le problème est désormais pris en charge. D’après ses déclarations, un projet est mis sur pied afin de régler définitivement ce problème, ceci, en procédant à la surélévation de la conduite pour pouvoir traverser l’Oued Sébaou en aérien. Le responsable affirme que l’étude de ce projet est achevée et qu’une entreprise a été retenue pour mettre en œuvre le projet. Il souligne néanmoins que ceci ne peut se faire « qu’après l’amélioration des conditions atmosphériques », étant donné qu’il est impossible de travailler au niveau de l’Oued les jours de pluies. M. Rachid Hameg parle d’un projet d’une conduite en « pont » sur 450m qui surplombera l’oued au niveau de Bouaïd pour lequel une enveloppe d’un peu plus de 8 milliards de centimes a été dégagée. Le directeur ajoute que le délai contractuel de l’achèvement des travaux est de 5 mois une fois les travaux de réalisation lancés. Le même responsable explique qu’avec la surélévation de la conduite de transport d’eau, celle-ci ne sera plus en contact avec l’eau de l’Oued. Chose qui permettra de sauvegarder la conduite et d’éviter sa rupture comme c’est le cas jusqu’à présent. Le directeur de l’hydraulique avoue dans le même sillage qu’un retard a été enregistré pour initier le projet. Ceci, étant donné que l’étude a été retardée par notamment les tests géotechniques délicats mais nécessaires.
T. Ch.
