Devant cet état de fait, le premier responsable de cette municipalité a interpellé ces jeunes à l’effet de surseoir à leur action. Cependant, ce rappel à l’ordre n’a pas reçu l’effet escompté par ces élus et les travaux ne font que se poursuivre. A ce sujet, le P/APC nous déclare : « L’assemblée a alloué une enveloppe de près de quatre vingt millions de centimes pour aménager cette parcelle en un petit marché. Néanmoins, des jeunes sont venus squatter ce lieu pour mettre en place des baraques. Suite à cela, nous leur avons adressé des mises en demeure et un arrêté de démolition est d’ores et déjà établi. Aussi, une procédure judiciaire a été engagée à l’encontre de ces derniers. » Ce premier magistrat de la commune nous a appris également que ces constructions hors normes pourront provoquer des déprédations. A titre illustratif, le maire nous a cité les dangers de la ligne électrique de haute tension ainsi que le passage sous-terrain de la fibre optique nationale. Et de conclure : « La loi sera appliquée dans toute sa rigueur, et personne n’est au-dessus de cette loi. « Pour en savoir plus sur cette situation, nous nous sommes rapprochés de certains de ces jeunes qui ont « transgressé » la loi. Ils nous ont affirmé : « Cet endroit a été dans le passé un ravin. L’APC a alors engagé des travaux à l’effet d’élever le niveau de ce lieu à base d’un remblai. Des promesses nous ont été avancées depuis l’investiture de cette équipe, mais aucun geste de bonne volonté n’a été affiché depuis à notre égard. Alors, nous avons pris ensemble la décision de construire des baraques qui nous assureront notre gagne-pain. » Plus loin, dans leur réquisitoire, ces jeunes, qui ont été reçus à trois reprises par le chef de Daïra, nous ont dit : « D’un côté, le maire nous accuse d’enfreindre la loi et, de l’autre, il se prétend propriétaire dudit lieu. « D’ailleurs, ont-ils ajouté, il a fait appel au comité du village pour nous persuader d’arrêter les travaux et prouver sa possession des lieux par Tajmait. » Les protestataires déplorent aussi l’intervention de la force publique chargée de la démolition de ces « cabanes », et ce, en présence de quelques citoyens. Enfin, ces jeunes, qui sont déterminés à poursuivre leur action, refusent d’abdiquer. « La démolition ne se fera qu’après notre comparution devant la justice », ont-ils conclu.
M. Smail
