Le SOS de la SAS

L’Association pour la solidarité et l’action sociale (SAS) de la daira d’Aokas qui a été créée voilà une dizaine d’années n’arrête pas de faire parler d’elle, en parvenant non seulement à aider médicalement avec les moyens de bord les nécessiteux, mais aussi à nouer des liens avec une association stéphanoise « La santé avant tout » qui lui achemine régulièrement des aides de toutes natures. L’été dernier, cette dernière lui a fait parvenir une cinquantaine de lits et matelas orthopédiques qui ont été remis par cette association aux malades touchés par des accidents cardiovasculaires et autres. Durant le mois de Ramadhan, les membres de cette association se sont rendus chez les bénéficiaires pour s’enquérir de leur situation et constater de visu le réconfort apporté par ces lits à ces derniers et leurs familles qui souffraient le martyr pour quelques uns depuis des années. Pour sensibiliser davantage leurs amis de France, l’association a enregistré un CD retraçant l’arrivée des dons, leur remise aux parents des malades et la visite effectuée à leurs domiciles par ses membres, ce CD a été envoyé aux membres de cette association française qui, il faut le dire, a été créée par des Aokassiens résidant à St Etienne. Selon Boukeras Hamid, secrétaire de SAS, il est attendu l’arrivée prochaine de fauteuils roulants, de cannes pour aveugles et probablement de 3 appareils de dialyse. En attendant, Tairi Aziz, son président, lance un véritable SOS aux autorités pour que leur soit affecté l’ex-siège de l’Unité de dépistage et de suivi (UDS), pour en faire une véritable maison du diabétique et pour laquelle sont prévus un diabétologue et un technicien qu’affectera la direction de la santé. Pour le travail bénévole fait jusque là par cette association laquelle remplit une véritable mission d’utilité publique et d’intérêt général, gageons que les autorités répondront favorablement. Un minimum d’assistance, à ces engagés au service des autres et qui font de l’aide et de l’assistance à autrui un devoir de solidarité, presque obligatoire.

A. Gana