M’Chedallah Elle est l'une des rares terres agricoles non touchées par le béton – La plaine d’Oughazi, un petit paradis à préserver

Superbe ! C’est le moins que l’on puisse dire de la plaine d’Oughazi, qui s’étend de la localité de Bouaklane jusqu’aux confins de la commune d’Adjiba. De loin, cette étendue de terres fertiles donne du plaisir à voir, surtout en cette saison printanière, où elle s’est « emmitouflée » d’un manteau vert ! On pouvait apprécier ce panorama en se tenant debout dans la localité d’Ahnif, qui domine ce paysage sublime! Le citoyen lambda pourrait parcourir du regard ces dizaines d’hectares plantés de pommes de terre, et d’autres superficies lesquelles sont emblavées. C’est un véritable « paradis » sur terre. Même si, à l’arrière-plan, il y a ces habitations et ces immeubles, -accrochés au flanc d’une colline pour les uns, et érigés à la lisière de cette exploitation agricole pour les autres- lesquels paraissent comme des éléments « étrangers » à toute cette verdure ambiante, il n’en demeure pas moins que cela ne diminue en rien à ce panorama époustouflant! Plus à l’Ouest, en direction de la commune d’Adjiba, il y a cet épais couvert végétal constitué de centaines d’oliviers qui s’étendent sur plusieurs hectares. Cette vaste surface verdoyante à longueur d’année, est considérée comme l’une des terres qui est demeurée encore vierge, en ce sens qu’elle ne comporte aucune bâtisse. Autant dire, qu’elle n’est pas assujettie, pour le moment, à l’avancée inquiétante du béton. Et c’est tant mieux! La plaine d’Oughazi ressemble aujourd’hui, à s’y méprendre, à un « patrimoine » agricole que les pouvoirs publics et les citoyens devraient préserver contre la pollution et surtout contre l’urbanisation anarchique et effrénée. Toutefois, dans toute cette verdure ambiante d’Oughazi, il y a ce lopin de terre, situé à la marge de cette plaine, qui renferme ce projet de construction du fameux nouvel hôpital de M’chedallah d’une capacité de 120 lits.

Y. Samir