Plus de 50% des enseignants sont pour la grève du 25 février

Selon les représentants du CNES à l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, « plus de 50% des enseignants sont favorables à la grève générale qui sera lancée à partir du 25 février jusqu’au 2 mars prochain ». Les membres du CNES rencontrés dans leur bureau, nous ont transmis cette estimation en se basant sur les résultats de l’opération de vote lancée à ce sujet. Selon eux dans cette majorité qui s’est exprimée, l’on compte une large partie qui est favorable à la grève. « Nous avons fourni beaucoup d’efforts pour mettre sur rails tout un processus de dialogue. Mais il s’avère que les pouvoirs publics ne s’inquiètent guère de l’avenir de l’enseignant, et le contrat s’est retrouvé biaisé », nous déclare un représentant du bureau national du CNES. Pour appuyer leurs dires, les enseignants nous donnent des exemples : « En Algérie, un enseignant de l’université, peut toucher à la veille de sa retraite au maximum 50 000 DA alors qu’on veut recruter des enseignants étrangers pour qui l’on promet des salaires de 200 000 DA et d’autres avantages », dénonce un enseignant. Et un autre d’enchaîner : « On a attribué des statuts particuliers aux policiers et aux magistrats, pourquoi pas nous ? », s’interroge-t-il. Selon eux, l’université algérienne se noie dans le marasme ; une gestion clientéliste et des sommes faramineuses sont gérées d’une manière irrationnelle », dénoncent-ils. Pour eux, le fameux problème de la fuite des cerveaux est dû aux nombreuses difficultés que rencontre l’enseignant. Tous ces arguments et bien d’autres ont encouragé la majeure partie des enseignants à annoncer leur adhésion pour la grève du 25 février prochain, et ce, en plus de la journée de protestation d’hier qui a été largement observée.

M. H.