«Parents, nous vous aimons…»

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C’est sous le slogan «Parents, nous vous aimons, nous vous respectons, nous serons toujours là à vos côtés» que s’est tenue, hier, au campus d’Aboudaou, la journée de formation sur la gériatrie, organisée, conjointement, par les CHU de Béjaïa et de Saint-Étienne (France).

Docteur M. Hassani, gériatre en région parisienne, a développé l’hypertension, les troubles du rythme cardiaque et l’attaque cérébrale chez le sujet âgé. Il dissertera autour du bilan de retentissement, du bilan étiologique, la prise en charge de l’hypertension artérielle tout en recommandant d’individualiser le choix du premier traitement antihypertenseur selon les caractéristiques pharmacologiques et d’adopter une stratégie d’adaptation du traitement médicamenteux. Sa consœur, Docteur E.C. Achour, praticienne universitaire chargée de la recherche à l’institut international de recherches de Lyon (France), a communiqué autour du cancer, de la dépression chez la personne âgée laquelle est difficile à détecter car masquée par plusieurs plaintes, et des soins palliatifs, la douleur et la fin de vie. Il est déduit de cette dernière communication que la mort fait partie de la vie et que l’essentiel est de partir sans souffrances physiques ni mentales. Durant ses premières communications, elle avait souligné que la dépression est une maladie qui passe souvent, chez les sujets âgés, inaperçue car son repérage est difficile du fait des différents masques qu’elle peut prendre. L’oratrice relatera les facteurs de risque, les facteurs étiologiques et les symptômes spécifiques à la personne âgée. Le docteur B. Sahi, praticien à Saint-Étienne (France), axera ses communications autour de la démarche qualité et organisation des soins, des chutes et troubles de l’équilibre et, enfin, de la rééducation de l’hémiplégie. Il a insisté sur la continuité des soins dans le temps et a, donc, recommandé de reculer les horaires de visite des familles aux malades hospitalisés vers la fourchette horaire de 17 h à 20 h. Il a sollicité par conséquent, la compréhension des familles pour laisser le personnel travailler et les malades se reposer. Concernant la continuité des soins dans l’espace, il parlera de la nécessité d’avoir des unités de soins de suite ou de convalescence pour les malades lourds ou instables. Il parlera, également, de la traçabilité en établissant des dossiers informatisés tout en insistant sur le maintien, en parallèle, de dossiers en papier pour parer à toute éventuelle panne d’informatique. Il y a eu, également, les communications du professeur R. Gonthier, chef de pôle gériatrie en Loire (France), qui ont attiré l’attention de l’assistance, constituée majoritairement de médecins généralistes et d’étudiants de la faculté de médecine de Bejaïa. Le professeur Gonthier avait abordé le vieillissement normal ou physiologique, la poly-médication, en précisant que beaucoup de maladies guettent les personnes âgées, nécessitant, conséquemment, une multitude de médicaments, ce qui n’arrange pas ces dernières et, enfin, sa troisième communication a été celle relative à la confusion et l’Alzheimer. Il arrive qu’une personne âgée, pour moult raisons, développe un syndrome confusionnel qu’on confond, à tort, avec la maladie d’Alzheimer et qu’on condamne, automatiquement, la personne âgée. Le doyen de la faculté de médecine, principale organisatrice de l’événement, le professeur S. Tliba, nous dira que cette journée de formation continue s’adresse, certes, aux étudiants, mais surtout aux médecins généralistes, sachant que la gériatrie n’a jamais été un module dans le cursus universitaire algérien. Il souhaite que ce genre de rencontres permette aux médecins algériens d’approfondir et de mettre à jour leurs connaissances.

A. Gana

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