Aït Yahia Moussa Les parents d’élèves déplorent la vétusté de l’actuel établissement – Chérifi réclame une nouvelle école

Certes, le secteur de l'éducation est le plus développé dans cette commune quand on sait qu'elle dispose de seize écoles primaires.

Elle a un lycée de 800 places et quatre collèges implantés même dans les villages à l’exemple de celui de : Tafoughalt, Tachtiouine et Tizra Aissa avec bien sûr celui du chef-lieu, encore flambant neuf, inauguré en septembre dernier en remplacement de celui des frères Oudni vétuste ne répondant pas aux normes, surtout qu’il est entouré par un détachement militaire, cependant, on apprend des manques dans certaines écoles primaires construites pour certaines d’entre elles au milieu des années 60. L’exemple nous vient de Chérifi où, les parents d’élèves, par le biais de leur association, ne cessent de réclamer un nouveau groupe scolaire car l’école du village est vétuste et présente un danger. Un membre de l’APE, en la personne de M. Bendaoui, évoquera le problème des eaux pluviales suintant sur les murs en raison du manque de gouttières, des vitres cassées non remplacées, des toilettes sans portes et du manque de chauffage dans les salles de cours. À ce sujet, la même personne nous apprendra qu’une commission diligentée par la direction de l’éducation après plusieurs démarches a fait le constat. «Ils nous ont promis de prendre la situation en main. Mais, jusqu’à présent, on ne voit rien venir», nous confiera le même interlocuteur. «Ce groupe scolaire urge dans notre village où au moins deux nouvelles salles s’imposent pour en finir avec cette double vacation. Nous avons 107 élèves et pas moins de cinquante autres inscrits à l’école primaire d’Ath Attella faisant plus de quatre kilomètres à pied», enchaînera M. Bendaoui. Pour plus d’informations, nous avons pris attache avec l’élu chargé des écoles primaires. «Certes, il y a des manques dans cet établissement. Mais, dès qu’ils nous les signalent, nous intervenons comme dans toutes les autres écoles de la commune. À titre d’exemple, nous avons mis deux appareils électriques parce que les poêles à mazout ne résistent pas au vent qui souffle sur ce piton où se trouve cette école. Nous avons fait un choix de terrain pour un groupe scolaire, il ne reste que sa concrétisation», nous dira cet élu. Cela étant, vu le nombre d’élèves accueillis par cette ancienne école réalisée au début des années 80, devenue au fil des années vétuste, souffrant aussi de promiscuité les conditions de scolarisation de ces enfants devront être améliorées au moment où l’on entend que des écoles fonctionnent seulement avec un effectif n’atteignant pas les cinquante élèves et que d’autres ferment leurs portes par manque d’effectif. À quand alors ce groupe scolaire qui se fait tant désirer?

Amar Ouramdane