Si la quantité d'eau pompée à partir du barrage de Koudiat Acerdoune est largement suffisante, il est regrettable qu'une partie des villages ne reçoit pas encore ce liquide à cause de plusieurs manques.
Tout d’abord, il faut signaler que les réseaux réalisés pour certains, depuis plus de quarante ans, ne répondent ni aux normes ni aux besoins de la population qui a quadruplé. C’est le cas des anciens quartiers de la ville où ces conduites sont en acier ou en amiante. D’ailleurs, à ce sujet, le maire a soulevé ce problème en demandant leur rénovation et surtout l’éradication des conduites en amiante. «On peut quand même dire que l’alimentation en eau potable dans notre commune s’est nettement améliorée depuis la mise en service du barrage Koudiat Acerdoune de Bouira. Néanmoins, il y a un manque en matière de réservoirs et de réseaux de distribution qui sont vétustes», dira le premier responsable de la commune. Pour cet édile communal, il s’agit, par exemple, du réservoir réalisé à Draâ Sachem et qui n’est pas encore mis en service. «Le projet de réalisation d’un réservoir à Ichoukrène n’est pas encore lancé. Pourtant, il est d’une utilité importante pour cette population», signalera-t-il dans son intervention. Par ailleurs, l’intervenant mettra l’accent, aussi, sur la vétusté des réseaux d’AEP dans les villages de Sanana et d’Ichoukrène et de bien d’autres. Enchaînant toujours dans le volet hydraulique, le P/APC relèvera que plus de 80% des habitations sont raccordées aux réseaux d’assainissement. «Nous essayons toujours de répondre à des problèmes soulevés ici et là liés à cette commodité en inscrivant des opérations d’urgence dans le cadre des PCD. Néanmoins, cela reste toujours insuffisant. Nous demandons à ce que toutes les fiches techniques, déposées au niveau des services concernés pour régler une fois pour toute cette situation, soient prises en charge parce qu’elles relèvent des PSD», conclura M. Ahcène Mansouri, car c’est de lui qu’il s’agit. Toutefois, il faut quand même dire que cette commune est l’une des plus développées dans ce domaine au niveau de toute la daïra, où les autres municipalités notamment Aït Yahia Moussa qui souffre encore du manque d’eau même en hiver car, seulement, trois de ses villages ont bénéficié de l’eau du barrage de Koudiat Acerdoune alors que la majorité sont alimentés à partir de forages (Oued Bougdoura pour le versant Ouest et Kantidja pour le versant Est). Tandis que son chef-lieu est desservi par un puits réalisé au début des années 70, dont le débit reste insuffisant.
Amar Ouramdane

