Des soldes impayés depuis trois ans et demi

Cela fait exactement trois ans et demi, que 22 travailleurs du secteur de l’éducation de Béjaïa, tous corps et paliers confondus, ont été indûment ponctionnés de 30, voire de 60 jours de salaire, par le centre payeur lequel lvenait juste de prendre ses fonctions, sur décision du ministère de l’Education. Depuis, que de démarches vaines ! Que de réclamations infructueuses ! A chaque montée au créneau des travailleurs lésés, les responsables du centre payeur ont opposé une assurance royale, leur faisant miroiter la régularisation proche de leur situation financière. De son côté, le directeur de l’éducation, on s’en souvient, s’est solennellement engagé quelques semaines seulement après son installation en septembre 2004, à donner un grand coup de pied dans la fourmilière, en procédant au plustard, juin 2005 à l’assainissement de toutes les situations financières en suspens. La suite, on la connaît. Que de vœux pieux ! Que de promesses sans lendemains ! Des promesses, dont les infortunés travailleurs ont fait les frais. Mais de guerre lasse, car n’ayant rien vu venir, ils en sont arrivés à ne plus prêter foi aux déclarations de leurs responsables. Des déclarations qu’ils accueillent souvent avec des haussements d’épaules, synonyme d’une totale incrédulité. Aujourd’hui, force est de constater que le sacro-saint principe du retour à l’orthodoxie financière, mythe fondateur de la décision de centralisation prise par le ministère est régulièrement battue en brèche après 40 mois d’application. Ie n’est pourtant nul besoin de détenir la science infuse, pour voir dans cette résolution prise en aparté, un échec annoncé, tant l’opération n’a été ni soigneusement conçue ni suffisamment mûrie. Résultat des courses : plusieurs années après son entrée en vigueur, elle n’en finit pas de faire des mécontents et les travailleurs de ruer dans les brancards, réclamant urbi et orbi son annulation.

Nacer Maouche