Tizi-Ouzou Grève générale d’une journée décidée par l’UGCAA locale – Maâtkas paralysée

La daïra de Maâtkas, sise au sud du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou, comprenant deux communes, à savoir Souk El-Tenine et Souk El-Khemis, ressemblait, hier, à une région fantôme. Les deux chefs-lieux de communes, notamment, étaient paralysés.

Aucun rideau n’a été levé et aucune porte n’a été ouverte. Les commerces, les boutiques, les magasins et les cafés maures de toute la région sont restés clos pendant toute la journée. Cette grève, qui a pris de cours beaucoup de citoyens, a été décidée par l’UGCAA (Union générale des commerçants et artisans Algériens) de la localité. Les protestataires, via leur représentant que nous avons questionné à propos de ce débrayage d’une journée, avertiront tout de go : «Cette fois c’est seulement une journée de grève au niveau de Maâtkas, mais si nos revendications ne sont pas prises en charge, notre organisation appellera à une grève générale à travers toute la wilaya». Concernant la plate-forme de revendications soulevées, notre interlocuteur citera les points les plus importants, à savoir l’augmentation des assurances par la CASNOS et l’application des tarifs différents. Les commerçants dénoncent aussi le harcèlement dont ils font l’objet de la part des services de l’hygiène et de contrôle. Ils demandent aussi la finalisation des projets en cours et l’inscription d’autres projets pour la localité qui tend à rester une zone désertique. Rappelons qu’il y a quelques semaines, les commerçants ont appelé à une grève pour demander des travaux au niveau du marché couvert de proximité au niveau de la commune de Souk El-Tenine. Avant de passer à la protestation, l’APC a invité les protestataires à des discussions pour trouver des solutions. L’APC s’est, du coup, engagée à prendre en charge les revendications soulevées, chose qui a contraint les commerçants à annuler leur grève. Sur ce point précis, le représentant de l’UGCAA de Maâtkas déplorera : «L’APC de Souk El-Tenine n’a pas tenu ses engagements. C’est regrettable de voir que des élus du peuple s’engagent à prendre en charge des doléances soulevées par les citoyens et au final ils se dérobent», diront les protestataire, qui ont soulevé également le problème de la mise en service du réseau de gaz naturel, l’achèvement des travaux de l’aménagement urbain, le revêtement du réseau routier qui est dans un état lamentable. Ils demandent aussi l’inscription d’une salle de sport et d’un stade communal ainsi que le lancement des travaux de l’hôpital de Maâtkas. Les commerçants ont invité le wali de Tizi-Ouzou à se déplacer dans la région, mais ceux-ci n’a pas eu lieu. À signaler qu’hormis un représentant de l’assemblée populaire de la wilaya de Tizi-Ouzou et un représentant de l’UGTA de wilaya, aucune autre autorité ne s’est inquiétée de la situation qui prévaut à Maâtkas. Une réunion a, d’ailleurs, eu lieu pour voir la suite à donner à ce mouvement.

Hocine T.