L’ONA organise cette opération pour la troisième année consécutive – «à la découverte du monde caché de l’assainissement»

Pour la troisième année consécutive, l’Office National de l’Assainissement (ONA) lance l’opération «A la découverte du monde caché de l’assainissement». À cet effet, l’ONA a ouvert, depuis lundi dernier et ce jusqu’à la fin du mois, les portes de ses stations d’épuration aux écoliers et aux jeunes membres du mouvement associatif, dans le but de faire découvrir le monde caché de l’assainissement et de sensibiliser à la préservation de l’environnement hydrique. Pour cela, les enfants comme leurs parents seront encouragés à adopter les bons gestes. Les enfants découvrent aussi la différence entre les eaux usées et les eaux épurées, en visitant le laboratoire de la station d’épuration. Pour rappel, créé en 2001, l’Office National de l’Assainissement «ONA», établissement public national à caractère industriel et commercial, œuvre à assurer le service public de l’assainissement. Sur son périmètre d’intervention, l’Office parvient à satisfaire, au moyen des installations de transport et d’épuration, l’acheminement des rejets des eaux usées d’une population de près de dix neuf millions d’habitants. Pour une gestion efficiente du service public de l’assainissement, en concertation avec les acteurs locaux, l’ONA est présent dans 44 wilayas à travers trois directions d’assainissement, 13 zones correspondants à 40 unités. Pour les quatre autres wilayas (Alger, Tipaza, Constantine et Oran), l’ONA active à travers son actionnariat dans les sociétés par actions de gestion de l’eau et de l’assainissement (SEAAL, SEACO et SEOR). Le but est aussi de découvrir le monde caché de l’assainissement et prendre conscience de l’impact des stations d’épuration qui est essentiellement la protection du littoral et expliquer tout le processus de fonctionnement de la station qui sert à épurer les eaux usées, à collecter des effluents urbains, qui sont acheminés dans le traitement mécanique vers les dégrillages, le des-sableur et déshuileur, au traitement biologique qui comprend la décantation et la désinfection. Ainsi donc, après avoir débarrassé l’eau usée des déchets, sable et huile, elle passe au traitement biologique. Le rassemblement des bactéries forme des flocules et cela permet de séparer la boue de l’eau. Par système de gravitation, celle-ci passe du bassin biologique aux décanteurs avant d’atterrir dans le bassin de chloration, alors que la boue, par un système de recyclage, se retrouve déshydratée. L’eau épurée et la boue séchée sont les sous-produits de la station d’épuration. Cette eau peut servir pour l’irrigation, alors que la boue transformée par la presse et le polymère, en produit, sert à une valorisation verte, c’est-à-dire comme fertiliseur dans la pépinière ornementale ou la réhabilitation des sols dégradés ou encore à une valorisation thermique et industrielle, dont les cimenteries en demandent pour son utilisation comme comestible. Ces portes-ouvertes sur les stations d’épuration permettront aux invités de prendre conscience que des gestes quotidiens qui semblent banals ont parfois des conséquences désastreuses et parmi eux, il y a ceux liés à l’assainissement. Ce dernier vise à assurer l’évacuation et le traitement des eaux usées en minimisant les risques sur la santé sur l’environnement en général et hydrique en particulier.

A. Gana