Tizi-Gheniff 6ème édition du Festival de la musique traditionnelle « Idhebalène » – La fête bat son plein

La seconde journée du Festival de la musique traditionnelle «Idhebalène» de Tizi-Gheniff a été très dure et très éprouvante pour les troupes participantes, mais malgré cela, elles ont tenu à respecter leurs engagements.

En effet, les groupes engagés dans ce festival devaient regagner la ville des Genêts pour participer, dans la matinée du jeudi 19 mai, au carnaval initié par la wilaya, organisé dans le cadre de la célébration de la Journée nationale de l’étudiant, avant de reprendre leur animation à Tizi-Gheniff, dans l’après-midi. «Ce déplacement fut harassant pour nous tous, d’autant plus que nous avons plus notre première jeunesse», nous confie Si Rabah Tadjadit, chef de la troupe «Thala» de M’Kira, qui était présent au niveau du mémorial «colonel Ali Mellah» avec tous les autres musiciens, dès six heures du matin pour prendre le bus à six heures trente vers Tizi-Ouzou. «Nous pensions être à Tizi-Ouzou à huit heures, mais dès que nous dépassâmes la casse-autos de Tirmitine, où nous devions quitter la RN25 pour prendre le chemin vers le chef-lieu de wilaya, nous fûmes surpris de trouver à cet endroit des automobilistes qui rebroussaient chemin car la voie était fermée, aussi nous dument, à notre tour, prendre une piste escarpée et en mauvaise état jusqu’à Tirmitine, les vitres fermées à cause des poussières pour rejoindre après Tizi-Ouzou où nous dûmes descendre au carrefour des «Tours» à la nouvelle-ville, à proximité de l’université Hasnaoua, pour participer au festival», nous déclare l’accompagnateur Laachir, qui ajoutera que les troupes du festival de Tizi-Gheniff avaient été accueillies chaleureusement et fort applaudies durant tout le parcours allant de Hasnaoua à l’ancienne mairie, en passant par le boulevard Lamali et les cités des Genêts tout particulièrement. «C’est vrai qu’à notre arrivée à Tizi-Ouzou, nous étions tous au bord de l’effondrement, mais dès que nous mîmes pieds à terre et devant l’accueil chaleureux mais également la curiosité que nous suscitâmes de la part du grand public, cela nous encouragea et nous entamâmes le parcours avec beaucoup d’entrain, alors que de nombreux jeunes n’hésitaient pas à descendre sur la chaussée et nous obliger à nous arrêter pour danser tout en nous souhaitant beaucoup de succès», nous confie M. Laifa Arib, chef de la troupe du même nom de Frikat qui a été également honorée par les nombreuses sollicitations de nombreux citoyens qui n’avaient pas hésité à prendre ses coordonnées. Ce n’est donc qu’aux environs de quinze heures que les musiciens retrouvèrent leur lieu d’hébergement et prendre ainsi leur déjeuner, avant de prendre également quelques moments de repos. «Nous comprenons l’état de fatigue des troupes puisque la majorité des musiciens sont d’un âge très avancé. Donc, pour la suite de notre programme, nous avons décidé de l’alléger pour cette soirée avec seulement des passages d’une vingtaine de minutes pour chaque troupe alors que pour la journée de demain qui est la dernière, nous avons convenu de la rencontre avec la presse et les différentes télévisions ainsi que les boîtes de communication. Pour la soirée, un gala final sera animé par le grand chanteur Hacène Ahrès et d’autres chanteurs amateurs au niveau du stade du CSP de Tizi-Gheniff», nous déclare le président du comité culturel de Tizi-Gheniff, en l’occurrence M. Mohamed Bougaci.

Essaid Mouas