Afin d’améliorer le cadre de vie des populations, l’APC d’Aït-Smaïl, à 70 Kms à l’Est de Béjaïa, a lancé plusieurs projets dans le cadre des PCD et PSD, lesquels sont en cours de réalisation.
Plusieurs villages de la localité bénéficieront de ces projets qui concernent à priori «l’élargissement et le revêtement de plusieurs chemins communaux car les anciennes routes sont vétustes et impraticables», nous dira Nacer Abdoune, le P/APC. Déjà le chemin communal Thaïnserth-Tala n’Tourirth-El merdj Ighil d’une longueur de 1900 mètres est déjà achevé tandis que Tergregt-Boumejber, un autre chemin communal d’une longueur de 1000 mètres, est en voie de réalisation. Concernant les chemins communaux Tergregt-Ighil Ouli d’une longueur de 3500 mètres et Magaze-Abaïd d’une longueur de 1700 mètres, les entreprises sont retenues et les travaux débuteront incessamment. L’autre chantier attendu avec impatience par la frange juvénile est l’achèvement de la bibliothèque communale, qui a bénéficié d’une rallonge de 750 millions de centimes après la visite du wali. là aussi, l’entreprise en charge de ces travaux est à pied d’œuvre et l’enceinte sera réceptionnée durant cet été. Pour rapprocher les services de l’état civil de la population, une antenne administrative sera implantée au niveau de Taïnserth et les travaux de réalisation de cette bâtisse seront lancés dans les prochains jours. La commune d’Aït-Smaïl fait face, à l’instar de toutes les communes issues du découpage administratif de 1984, à plusieurs difficultés, notamment au problème de l’inexistence d’assiettes pour réaliser des projets utiles à la population. Les autorités locales doivent, à chaque fois, se battre sur tous les fronts pour arracher des acquis pour leur commune. D’abord, il faut convaincre les hautes autorités de l’utilité de tel ou tel projet, ensuite, il faut négocier avec des particuliers pour trouver des assiettes adéquates et finalement, gérer les multiples oppositions. Dans ce registre, les citoyens ne jouent pas le jeu ! Au lieu d’adhérer et d’aider à la réalisation et à l’implantation de projets nécessaires à l’amélioration de leur vie quotidienne, ils s’y opposent à tout bout de champ, et parfois sans raison apparente. Par exemple, pourquoi réclamer des routes pour ensuite s’opposer à leur passage ? Certes que la terre est sacrée dans ces contrées, mais de nos jours, que vaut une parcelle de terrain sans accès ? Bizarre, tout de même, quand, d’un côté on pérore sans interruption sur des valeurs comme la fraternité la solidarité l’altruisme, la bonne conscience et la miséricorde, quand on se rend plusieurs fois par jour à la mosquée pour prier Dieu dans le but d’obtenir sa clémence et que, de l’autre côté on prive son voisin et parfois même son frère de l’accès aux moyens d’existence les plus rudimentaires comme la route, les réseaux d’assainissement, d’AEP, du gaz et électrique ?
Saïd M.

