Une situation d’incompréhension et de confusion règne au sein du Mouvement démocratique et sociale (MDS), a indiqué Hamid Ferhi, le coordinateur du parti, lors d’une conférence de presse organisée hier au siège du parti à Alger. La situation est due notamment «au refus qu’a essuyé le parti quand il s’est présenté dans plusieurs wilayas pour retirer les formulaires de candidatures», a-t-il indiqué en expliquant que «le MDS s’est présenté dans 16 wilayas et qu’il a pu retirer les formulaires à Alger et Djelfa mais il a été refusé, entre autres, à Constantine, Annaba, Tiaret et Tizi-Ouzou». «Il reste cinq wilayas où on ne s’est pas présenté: Béchar, Saida, Ghardaïa, Mila et Mostaghanem», a-t-il ajouté. Le MDS s’interroge sur la situation et «revendique son droit à comprendre», a souligné le coordinateur du parti. S’agissant des motifs de refus, il a fait savoir que c’était «l’existence de conflits internes dans le parti». Ce refus leur a été signifié «verbalement», précisera le conférencier qui a souligné que «s’il y a des conflits internes dans le parti, c’est à la partie concernée de saisir la justice pour se plaindre». Il a dénoncé «une immixtion du ministère de l’intérieur dans les affaires de parti». «On a saisi le ministère de l’intérieur par écrit il y a de cela une semaine, on a été refusé dans plusieurs wilaya mais curieusement accepté à Alger et Djelfa dans la même période». «Il faut éclairer la situation» a-t-il réclamé. Pour le MDS, la seule interprétation possible est que «le pouvoir ne voudrait pas de la participation du parti aux élections ou encore pire il veut qu’on participe là où il veut». Une demande d’audience a été adressée avant-hier au ministère de l’intérieur pour être fixé, a informé Hamid Ferhi qui a réitéré la volonté de son parti de participer à ces joutes nationales : «Le MDS est un parti de militants, on a affiché notre volonté de participer aux élections pour notamment organiser la société et la préparer à une participation massive aux locales, les législatives ne sont qu’une préparation pour nous». Le MDS ne demande aucune garantie au pouvoir, «notre seule garantie c’est la société», lança Ferhi en rajoutant : «Si la société se mobilise pour surveiller les élections, nul ne pourra frauder». Le MDS, malgré les «difficultés», dira en outre son coordinateur, va continuer ses sorties dans toutes les wilayas «pour distribuer des tracts pour mobiliser la société». De son côté, l’avocat du parti, Salah Debouz, a expliqué que le motif de refus sur le plan juridique n’est pas concevable vu que le tribunal administratif a tranché cette question lors du procès qui a opposé le parti à la wilaya d’Alger. En effet, selon Debouz, lors du procès qui a été d’ailleurs gagné par le parti, le Tribunal a reconnu le droit au MDS, en tant que parti procédant un agrément, de tenir son congrès et d’activer politiquement en toute liberté, ce qui a incité la wilaya, sous instruction du ministère, dira-t-il, à autoriser le congrès.
Kamela Haddoum.
