Un village totalement délaissé

Quoi de plus frustrant pour les citoyens du village Taberkoukt de Béni Aïssi, dans la daïra de Béni Douala, que de se sentir abandonnés par les autorités locales qui ne daignent pas prêter une oreille attentive à leurs doléances pourtant maintes fois formulées par les membres de leur comité de village !En effet, et selon les propos de ces derniers, « ni les autorités locales ni les pouvoirs publics n’ont daigné se soucier du marasme dans lequel se débattent nos villageois ». A ce sujet, il y a d’abord, nous dit-on, le problème des écoliers qui sont contraints de parcourir à pied 1 à 2 km pour rejoindre l’école primaire « Meziane » sise au village voisin de Tala Bounane alors que la logique devrait amener les responsables concernés à construire un groupe scolaire au sein même de Taberkoukt. Pour leur part, les collégiennes et collégiens doivent se débrouiller seuls pour arriver au CEM de Béni Aïssi distant de 7 km du village. Pour les lycéennes et lycéens, le trajet est encore plus long puisque 14 km les séparent du lycée Imache-Amar de Béni Douala, lieu de leur scolarité. « Il y a certes, nous a dit un parent d’élève, un minibus qui traverse notre village pour soit disant assurer le ramassage scolaire, mais cela reste nettement insuffisant car très rares sont les enfants qui arrivent à se frayer une place à l’intérieur de ce minibus qui arrive souvent plein à craquer en provenance du village de Tamaright. L’autre problème posé avec acuité est l’inexistence d’un centre de santé. « Et pourtant, précisent les membres de ce comité, une assiette foncière a été proposée aux responsables locaux, mais cette proposition est restée sans suite ». La liste des carences est loin d’être close puisque, nous signale-t-on, une bonne partie de l’assainissement n’est pas encore réalisée, et c’est pratiquement le même constat concernant l’électrification. Enfin, et pour boucler la boucle, il y a cet axe routier reliant la RN 30 au CW 100 qui se trouve dans un état absolument détérioré, voire dangereusement accessible à un certain endroit. En somme, ce sont là les principales préoccupations que ce comité de village ne cesse de soulever auprès des autorités concernées. Alors, c’est pour quand le retour d’écoute ?

M. K.