Boghni – Manque de salles de classe dans le primaire

Le secteur de l’éducation dans la commune de Boghni n’a pas connu d’évolution significative depuis maintenant plus d’une décennie. Le cycle de l’enseignement qui en souffre le plus est sans doute celui du primaire. À l’origine de cette situation, le déficit constaté en matière de structures d’accueil des écoliers, notamment au chef lieu de la commune. En effet, pour une population en constante augmentation dans le périmètre urbain, avoisinant les 20 mille habitants, seuls cinq écoles primaires existent. Et pour l’avenir, aucun projet n’est inscrit pour améliorer les capacités d’accueil des élèves. Déjà cette année, durant la rentrée scolaire, les directeurs ont été contraints de recourir au système de double vacation. Ce système n’est pas du goût des parents d’élèves en raison des horaires de l’instabilité des horaires de scolarisation et de la durée d’attente à l’entrée et la sortie de l’école. En outre, un autre élément est venu s’ajouter pour perturber la scolarité des enfants. Il s’agit de la surcharge des classes. Les enseignants ne cessent d’alerter sur la nécessité d’opérer les extensions nécessaires pour réaliser d’autres classes, mais sans compter sur le manque « d’intérêt » des autorités pour au moins atténuer le manque. Sur un autre plan, l’absence de perspective de construire un nouveau groupe scolaire au chef-lieu communal ne fera qu’accentuer le phénomène de la surcharge et la généralisation du système de la double vacation. Même les cantines scolaires ne sont pas à l’abri des problèmes de gestion, avec l’augmentation du nombre d’élèves et le manque de personnel dans ces structures fermées, rappelons-le, pendant plus d’un mois en raison du transfert de gestion des cantines aux communes. À signaler que du côté de la direction de l’éducation, aucun investissement n’est prévu cette année pour réaliser de nouvelles classes en dépit des nombreuses demandes en ce sens des communes à l’instar de celle de Boghni.

Ramdane L.