Pour la dernière rencontre de son mandat, qui a débuté à la fin de l’année 2012, l’assemblée populaire de wilaya a eu à débattre, hier, lors d’une session ordinaire, du budget primitif pour l’exercice 2018.
Bien qu’elle soit inférieure à celle de l’année passée, l’enveloppe dégagée est de l’ordre de plus de 312 milliards de centimes, dont plus de 231 milliards sont réservés au fonctionnement alors que le reste est affecté aux équipements. Plus d’une vingtaine de chapitres ont été crédités de montants divers. 54 milliards de centimes ont été affectés au chapitre de subventionnement des associations sportives, une enveloppe presque similaire de plus d’une cinquantaine de milliards servira dans le cadre de la solidarité, alors que l’extension et le développement de l’éclairage et la téléphonie seront pris en charge dans le cadre d’un chapitre crédité d’un montant de près de huit milliards de centimes. Il est utile de rappeler que pour le budget primitif pour l’année 2017, l’enveloppe était légèrement supérieure. Un montant de 346 milliards de centimes répartis entre le fonctionnement et les équipements avec, respectivement, des enveloppes de 251 et 95 milliards, a été approuvé à l’époque. Une différence de 34 milliards de centimes qui influeront négativement sur la gestion de la collectivité. Par la même occasion, les membres de l’assemblée populaire de wilaya ont approuvé le chapitre 997, d’un montant de 300 millions de dinars, du budget supplémentaire. Celui-ci a été dispatché sur 48 communes de la wilaya, hormis les communes de Béjaïa, Akbou, Ouzellaguen et El Kseur considérées comme assez riches pour ne pas bénéficier de cette cagnotte. Contrairement aux sessions précédentes, cette dernière a été boudée par beaucoup d’élus, dont ceux du FFS, au pouvoir qui ont préféré assister au meeting animé, au théâtre régional Abdelmalek Bouguermouh, par le premier secrétaire du parti. De même pour les membres issus des autres partis qui ont refusé d’y assister au motif qu’ils ont été informés de la tenue de cette assemblée très en retard. C’est le cas d’un membre du RCD qui s’est étonné qu’on puisse l’informer quatre jours avant la tenue de la session alors que la réglementation donne deux semaines aux élus pour se préparer à la réunion, en étudiant profondément l’ordre du jour. C’est en quelque sorte, une mandature qui avait commencé en queue de poisson, car ayant nécessité beaucoup de tractations pour aboutir, plusieurs mois plus tard, à un consensus et qui s’achève en queue de poisson avec une session qui se tient à la hâte à la veille du début de la campagne électorale et au même moment de la tenue d’un meeting par le premier secrétaire du parti majoritaire à l’APW.
A. Gana

